‹ ÉpicureChapitre 34 sur 121 · DioGÈNE Laerce, X · texte numérisé non relu

DioGÈNE Laerce, X

Enfin, l'expérience du passé fait naître en nous des habitudes sous l'empire desquelles nous prévoyons l'avenir, nous nous attendons à ce qui va se produire, à ce que nous allons percevoir. Ces anticipations, ou notions antécédentes, qui jouent un grand rôle dans notre vie intellectuelle, s'expliquent par des perceptions antérieures et ne constituent pas à proprement parler une source distincte de connaissances. Epicure est le premier qui ait employé le mot irpoV/itLi; \

Les sensations ne nous font connaître que les qualités ; quant à la nature même des choses, nous n'avons aucun moyen de la pénétrer : « Nous pouvons porter des jugements sur la figure, la couleur, le poids, sur tout ce qu'on affirme des corps, en tant qu'accidents attachés soit à tous les corps, soit à ceux que nous pouvons voir ou connaître par les autres sens, mais non sur l'essence même des choses, dont nous ne pouvons avoir aucune idée". D

1. GicÉRON, De Natura Deoriim, I,xvi: « :rp6Xri(|;iv appellat Epicurus... anteceptam animo rei quamdam informationem, sine qua nec intelligi quidquam nec quaîri nec disputari potest; cujus rationes, vim atque utilitatem ex illo cœlesti Epicuri de régula et judicio volumineaccepimus n.Ibid.^ I, xvii, 44 : « Ut Epicurus ipse 7:p6X7]t|*iv appellavit, quam antea nemo eo verbo nominarat. »

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