CicÉRON, Lucidlus, XXX, 97. — DeNat. D., I, xxv
revenant plus tard sur la môme question, il s'exprimait ainsi : « C'est un des points sur lesquels Épicure a montré le plus de pénétration et de conséquence dans ses vues. Le parti pris des Epicuriens à cet égard leur fait beaucoup d'honneur. »
Le livre sur les sciences expérimentales, dont les fragments ont été retrouvés à Herculanum, n'est pas d'Epicure lui-même, mais de Philodème; nous avons tout lieu de croire que le disciple a reproduit fidèlement les doctrines du maître. Il est curieux de comparer ce titre, irepl criiLtim ym <>7i(jt.£twc£wv, de l'Interprétation des signes, aux , expressions employées par Stuart Mill. Il y a quelque exagération dans l'enthousiasme que ce traité inspire à Gomperz : Es ist der erste Entwurf eineni induktweri Logik. . . getragen von dem Hauche der œchtester baconischen Geistes. Il a été plus sainement jugé par M. G. Lyon ' : pour connaître les choses obscures, il faut interpréter les choses manifestes qui en sont les signes; cherchons donc des choses qui soient le signe et la preuve de ce qui est obscur'.
Lorsqu'une première idée, 7rpdV/nJ;t;, s'est présen-
1. G. Lyon, La logique inductive dans l'école épicurienne. Congrès international de philosophie, 1900.