DioGÈNE Laerce, X
effet de distinguer trois sortes de philosophes : les uns, comme Epicure, découvrent eux-mêmes des vérités nouvelles ; d'autres, comme Métrodore, comprennent ce que leur enseigne le maître, mais ne sont capables d'aucune invention originale ; d'autres, enfin, tels qu'Hermarque, ont besoin qu'on exerce sur eux une contrainte pour les faire entrer dans l'école * .
La vérité, c'est la conformité de la pensée à son objet : eaTiv à>.7i8èçTO outw; ejç^ov wç ^.eyeTat e/^eiv, xal (peu^oç SGTtv t6 oùy outw; £)(^ov wç "kéyeTcui 'éjzvj ^. Avonsnous du moins un moyen de la distinguer ? Sur ce point, la doctrine d' Epicure manque singulièrement de netteté et de rigueur : un jugement est vrai, dit-il, s'il n'est pas démenti ou s'il est confirmé par l'expérience, làv £7rt(i.ocpTi»p7i6*^ y) ^ri àvTijjiapTupviG*^ ; il est faux s'il est démenti ou s'il n'est pas confirmé par l'expérience ^ ; il faut donc, avant de nous prononcer sur la valeur d'une opinion, attendre que cette question préalable soit résolue. Mais ces deux préceptes sont loin de revenir au même : pour accepter un jugement comme vrai, devons-nous exiger que la preuve en soit fournie ou bien pouvons-nous nous contenter de ce qu'il n'ait pas été