‹ ÉpicureChapitre 44 sur 121 · Lucien Poincaré, Journal des Savants, juillet · texte numérisé non relu

Lucien Poincaré, Journal des Savants, juillet

complet, il ne semble pasqu'Épicure Fait discuté : comme il ne se piquait pas d'érudition, il ne s'arrêtait pas à combattre les opinions de tous ses devanciers ; il se bornait à exposer la sienne et cela lui suffisait ; le temps donné à la polémique était, à son avis, du temps perdu.

Les atomes, comme l'indique le mot lui-même, sont indivisibles ; et cela pour la raison fort simple qu'ils sont pleins, [asctx, qu'il n'y a pas en eux de vide \ Si la matière était divisible à l'infini, elle serait réduite de plus en plus et finalement anéantie ; un corps de grandeur limitée contiendrait un nombre infini de parties, ce qui est impossible. Les atomes sont donc à la fois étendus et inétendus. Sur ce point, l'hypothèse d'Epicure est manifestement contradictoire, et c'est lui faire trop d'honneur que de la discuter sérieusement, comme l'entreprend d'Arnim^. Ils sont éternels; ils n'ont pas commencé d'être et ne finiront pas ; rien ne vient de rien, rien ne peut être détruit^, c'est un axiome que répète souvent Kpicure et qu'admettent avant lui la plupart des philosophes. « Premièrement, il

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