‹ ÉpicureChapitre 45 sur 121 · DiOGÈNE Laerce, X · texte numérisé non relu

DiOGÈNE Laerce, X

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faut croire que rien ne se fait de rien ; car, si cela était, tout se ferait de tout et rien ne manquerait de semence. De plus, si les choses qui disparaissent se réduisaient à rien, il y a longtemps que toutes choses seraient détruites, puisqu'elles n'auraient pu se résoudre dans celles que l'on suppose n'avoir pas eu d'existence'. » Les atomes sont en nombre infini; c'est pour cela que la nature produit sans cesse de nouveaux corps et n'est jamais épuisée. Ils ne sont pas tous originairement différents les uns des autres (il ne semble pas que nous trouvions dans Épicure le principe leibnitzien des indiscernables), mais ils présentent entre eux bien des différences, ils possèdent en commun la solidité, la résistance, âvTiTuma; ils se distinguent par leur grandeur (il y en a en effet de plus petits que d'autres, quoique les plus volumineux soient d'une extrême petitesse) et par leur forme ; ils ne peuvent subir aucun changement, aucune altération ; la diversité de leurs figures est infinie : les uns ont une forme régulière, les autres sont irréguliers; les uns sont ronds, les autres anguleux, hérissés d'aspérités, crochus, de sorte qu'ils glissent les uns sur les autres ou se retiennent, s'agglomèrent, font sur nos sens une impression agréable ou pé-

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