DiOGÈisE Laerce, X
PUVSIULK. 115
sion systématique de l'idée de finalité qui tient une si grande place dans la philosophie d'Aristote. Epicure, nous l'avons dit, est mécaniste; il n'admet pas d'autre explication des faits que le mouvement des atomes suivant des lois fixes ; tout phénomène est l'eflet d'une cause efficiente, rien de plus; croire qu'il a été produit en vue d'une fin, c'est une erreur. Il faut bien se garder d'attribuer aux étoiles ou aux astres la vie et la raison et surtout de les regarder comme des dieux ^ ; soyons bien convaincus que les phénomènes célestes n'ont aucune influence sur nos affaires : quae super nos, nihil ad nos''. Epicure revient souvent sur ce sujet, car il avait fort à faire pour déraciner les superstitions nées du culte des astres et de la croyance aux présages. Ne vous imaginez pas que les organes ont été disposés en vue des fonctions et de la manière la plus propre à en assurer l'exécution, les jambes pour la marche, les yeux pour la vision et ainsi de suite ; la langue ne nous a pas été donnée pour parler, les oreilles pour entendre ^ Les diverses parties du corps fonctionnent en vertu de leur structure et de leur agencement ; elles accomplissent cer-