‹ ÉpicureChapitre 59 sur 121 · DioGÈ>E Laerce, X · texte numérisé non relu

DioGÈ>E Laerce, X

ment, tantôt à travers des périodes de temps prises sur l'infini, tantôt dans des intervalles plas courts'. » Au sein de l'humanité, quelques individus mieux doués {ingcnio qui praestahant et corde vigebant'^) ont fait plus vite certaines découvertes, ils les ont enseignées aux autres et les ont entraînés à leur suite, Epicure ne paraît pas s'être occupé spécialement de l'instinct des animaux, ni avoir cherché à expliquer les merveilleux travaux qu'ils accomplissent; la question ne présentait pas pour lui une difficulté spéciale, puisqu'il attribuait tout le développement de l'intelligence humaine à l'expérience sensible. Pour lui, tous les phénomènes, les actes des hommes comme la chute des pierres, doivent être expliqués de la même façon. Nous avons du moins lieu de penser que, comme toutes les autres légendes, il rejetait les traditions populaires sur l'âge d'or et sur l'intervention miraculeuse des dieux, protecteurs de l'humanité naissante. Pourtant, dans le XIP livre de son irepl «puGswç, Epicure dit que les hommes primitifs ont reçu des leçons de natures immortelles, car elles existent, TO'jç TUpwTO'j; (p'/iGiv .'yvOpo'jTTO'j; sTTivo'AfAaTa >.a(/.êav£iv â(pGxp-

1. DioGÈNE Laerce, X, 75, Lettre d' Epicure à Hérodote, traduite par GuYAU, Morale d'Kpicure, 157.

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