CicÉRON, De finibus, II, xxv
le cas de Plutarque, quil'avoue lui-même : T/;vr^d;av, oO TYiv àlviôsiav, cy,o77oO(X£v '.Nous en dirons autant des Pères de l'Eglise dont les véhémentes invectives contre les Epicuriens n'ont rien d'original et ne peuvent faire autorité. Quant à Suidas, dit M. Ghaignet-, ((il constate avec une satisfaction presque féroce qu'Epicure et ses trois frères ont succombé à d'horribles et longues maladies et que les adeptes de son école ont été chassés de Rome, de Messénieet de Crète ».
Gicéron revient fréquemment sur l'exposé et la réfutation des doctrines épicuriennes. On a beaucoup discuté sur la valeur des écrits philosophiques de Gicéron. Quelque opinion que l'on se fasse sur l'exactitude de ses informations, sur la rigueur de sa critique, il est incontestable que ses dialogues manquent d'impartialité ; on sent un parti pris contre l'épicurisme, non seulement, comme on l'a dit quelquefois, parce qu'il le considère comme peu propre à inspirer de beaux développements oratoires, mais surtout parce qu'il y croit voir un péril pour les mœurs et les institutions romaines. Il ne paraît pas avoir eu le goût du plaisir; il n'était pas sensible aux voluptés de toute sorte dont s'enchantaient un grand nombre de ses contemporains;