‹ ÉpicureChapitre 61 sur 121 · Lucrèce, I · texte numérisé non relu

Lucrèce, I

At facere et fungi sine corpore nulla potest res, Nec prœbere lociim porro nisi inane vacansque. Ergo prœter inane et corpora lertia per se Nulla potest rerum in numéro natura relinqui.

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ne trouve qu'en elle, capables de sentir et de penser'. Ce quatrième élément de Tâme n'a pas de nom, àîtaTavofxacTov - , nominis expcrs^ , L'âme est une partie du corps, (i-épo;; comme elle est formée d'atomes très ténus et d'une extrême mobilité, elle est susceptible d'éprouver de grandes modifications. L'esprit, la raison est comme l'âme de l'âme; mais l'esprit ne peut penser et raisonner que s'il est excité par des images.

Cette théorie, si simple en apparence, soulève un grand nombre d'objections : comment Épicure, après avoir posé ce principe que toutes nos connaissances nous viennent des sens, afiirme-t-il l'existence d'éléments qui ne peuvent être perçus parla vue ni par le toucher? pouvons-nous croire que les atomes (si tant est que nous en concevions la nature) soient susceptibles de sentir et de connaître? Si nous admettons l'existence de cette sorte d'atomes, il semble qu'ils ne se distinguent pas seulement des autres par leur grosseur et par leur forme, qu'ils possèdent des attributs qualitatifs spéciaux, tout à fait différents des propriétés de la matière. Comment les mouvements et les rencontres des atomes donnent-ils naissance à

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