Lucrèce, III
1)K LA NATURE DE l'aME. DE LA MORT. 12.*J
des sentiments et à des pensées? Toutes ces dilTicultés, Epicure ne paraît pas les avoir soupçonnées. Attribuer le plaisir, la douleur, la pensée à des atomes, mais à des atomes plus subtils que les autres, c'est refuser de reconnaître qu'entre ces phénomènes et les mouvements quels qu'ils soient il y a autre chose qu'une différence de degré, que ce sont des faits d'un autre ordre.
L'âme est libre, c'est un dogme auquel Epicure attache la plus haute importance ; nous avons vu que c'est afin de sauver la liberté, déclarée impossible par les fatalistes, qu'il a imaginé la déclinaison des atomes ^ « Mieux vaudrait, dit-il, être asservi aux fables vulgaires sur les dieux qu'à la fatalité des physiciens : encore peut-on espérer de fléchir les dieux, mais la nécessité est inexorable'. » L'un des principaux arguments qu'il invoque contre la divination c'est qu'elle est incompatible avec la liberté de l'homme : f^.avT'//.7,v rV a-aciv £V aXkoi; àvaipci" oj; zal év tt, [jaacS. £7:ito[j/?î, y,a.i Y/]ài* [j-avTr/w*/i w; àvuTrapzTOç, si os /.al xjûOL^yn^ où^èv TTpoç •/îfxa; Tiyo'j zk Y'.v6[x£va\ Il combat le déterminisme logique tout comme le déterminisme physique :
1. CiCKRON, De fato, X, 20. — De Nat. D., I, xxv. — Plu- TARQUE, De solcrt. Anim., VII, 2 : 8nw; xb lo' r|{xtv [xr] à.r,ùXrf:a.i.