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L'idée que nous ne devons pas plus nous inquiéter de

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souvent remarquer, l'idée de la mort n'était pas accompagnée chez les Anciens de l'espoir d'une condition meilleure : les plus sages et les plus vertueux des hommes ne pouvaient s'attendre qu'à une survie triste et pénible. D'après Épicure, il ne saurait être question d'un jugement des morts, car ceux-ci ont complètement cessé d'exister.

Mais ne voyons-nous pas souvent apparaître dans nos songes les ombres des morts qui se lamentent sur leur condition, qui nous protègent ou qui nous menacent? Ce sont des illusions de notre imagination, produites par l'intensité du souvenir que nous avons gardé de certaines personnes, par les sentiments, par les passions qui nous agitent. Nous ne devons pas croire que les anciens héros deviennent les patrons des cités ou bien de certaines familles, de certains individus, mais nous n'avons rien à craindre non plus de la colère des morts ou de leur vengeance. Quant aux vers admirables de Lucrèce sur les maux que cause parmi les hommes la peur de la mort, sur les arguments ridicules auxquels ils ont recours pour justifier leur atti-

l'éternité a parte post que de l'éternité a parte ante a été, comme le fait remarquer Guyau, reprise par Schopenhauer; en réalité c'est une réflexion d'une grande profondeur.

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