‹ ÉpicureChapitre 71 sur 121 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Puisque tous les phénomènes s'expliquent de la façon la plus naturelle, que tous sont régis par des lois fixes et absolues, nous ne voyons nulle part aucune intervention d'une puissance extérieure, aucune manifestation de la divinité : « On a dit que de la conteniplation de l'ordre de la nature à l'idée d'une Providence qui régit tout, il n'y a qu'un pas : soit, mais ce pas Épicure ne le franchit point \ » La plupart des hommes croient que ce sont les dieux qui ont disposé le monde tel qu'il est, qu'ils y exercent une action constante, qu'ils président aux révolutions des astres et à la succession des saisons, qu'ils suivent d'un œil attentif et auquel rien n'échappe tout ce que nous accomplissons, tout ce qui nous arrive, qu'ils font du bien aux uns, du mal aux autres, qu'ils ont leurs amis et leurs ennemis, qu'on peut les irriter ou les fléchir, qu'ils déchaînent les tem-

Page 1