‹ ÉpicureChapitre 74 sur 121 · Aristote, Et/i. Eiid., I · texte numérisé non relu

Aristote, Et/i. Eiid., I

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autres, une perfection absolue qui explique les perfections relatives : placet illi esse deos, quia necesse sit prœstanlem esse aliquam natiiram, qua nihil sit melius ' . Il est probable qu'Epicure n'insistait pas beaucoup sur ce raisonnement, d'ordre éminemment métaphysique. Socrate et Platon avaient soutenu que si les choses possèdent des qualités incomplètes, c'est qu'il existe au-dessus d'elles une perfection complète et que nous nç pouvons nous faire une idée des perfections relatives que parce que nous avons Fidée antérieure d'une perfection absolue. Ces considérations tiendront une grande place dans la théologie des docteurs chrétiens du moyen âge, saint Anselme et saint Thomas; mais l'esprit n'en a rien d'épicurien ou plutôt, si on les approfondit, elles impliquent des croyances contraires aux principes du système.

Épicure développe en revanche un autre argument qui lui appartient en propre et qui présente une physionomie , bien curieuse : « Nous avons tous, dit-il, l'idée des dieux ^ or une idée ne peut nous être fournie que par la perception de simulacres émanant des objets eux-mêmes; il faut, donc qu'il existe des dieux et que nous en per-

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