‹ ÉpicureChapitre 75 sur 121 · GicÉRON, De Nat. /)., II, xvii · texte numérisé non relu

GicÉRON, De Nat. /)., II, xvii

cevions les effigies, sans cela nous ne pourrions en acquérir la notion'. » Le raisonnement, irréfutable pour un Epicurien orthodoxe, ne vaudrait rien en dehors de l'école; il va même engager son auteur dans d'inextricables difficultés.

Il ne se borne pas en effet à affirmer que les dieux existent; il a la prétention d'enseigner ce qu'ils sont; il n'a pas la prudence de se retrancher derrière cette doctrine commode que nous ne pouvons rien savoir de la nature des dieux et que nous devons renoncer à toute recherche sur ce sujet. Cependant un passage de t^hilodème^ semble dire que, selon Epicure, il y a sur la nature des dieux des choses que nous pouvons connaître et d'autres que nous ne devons pas chercher. Ce dont nous sommes bien sûrs avant tout, c'est que les dieux sont heureux ; c'est un dogme fondamental ; en eux se trouve complètement réalisé l'idéal épicurien; la plus haute perfection dont notre philosophe se fasse l'idée, c'est le bonheur ; la fin vers laquelle tendent tous nos efforts sans que nous puissions y parvenir, les dieux, en vertu de leur nature, en jouissent perpétuelle-

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