DioGKAE Laerce, X
plaisir a précipité bien des gens dans le malheur. L'expérience de chaque jour nous montre combien les excès de tout genre sont nuisibles à la santé. Si Ton s'applique à développer la sensibilité de façon à savourer délicatement les moindres nuances du plaisir, par là même on en vient à souffrir cruellement des plus légères douleurs. La vivacité de nos souffrances tient souvent à ce que nous les redoublons, les exaspérons en y faisant attention et par nos plaintes, tandis que nous pouvons n'y pas penser en fixant ailleurs notre esprit. Beaucoup de plaisirs peu intenses et surtout éphémères entraînent à leur suite des douleurs cuisantes et prolongées, tandis que des douleurs relativement légères et de peu de durée sont la condition de plaisirs plus vifs et plus durables : àT^yn^wv T:5c(ja xa-/tov, oi» iraca ^e (peuxTYj àsl ... jç^ptofxsGa T(d (i.èv àyaôw xarà Ttvàç ypovou; wç xaxco, tw ^è zaîcw TOupLTua'Xiv wç àya6o>\ 11 ne faut donc pas agir à la légère; il faut réfléchir et calculer : Tvi (jlsvtoi (7U[j,(j!.£TpYf(7£t xal (ju{jL(pepovTwv xal a(7U[/.<popwv i^Xé^zi Taura xavra xpivstv xaGvfxst^. La prudence ou sagesse, <ppoV/](7tç, est la première des vertus, elle nous enseigne le moyen d'obtenir la plus grande somme de plaisir avec la plus petite quantité de douleur possible : oio xal (pdodoçiaç Tao