‹ ÉpicureChapitre 87 sur 121 · DioGÈNE Laerce, X, 122. — Cf. Horace, Épitres, I, i · texte numérisé non relu

DioGÈNE Laerce, X, 122. — Cf. Horace, Épitres, I, i

Sic mihi tarda fluunt ingrataque tempora quœ rem Gonsiliumque morantur agendi gnaviter id quod ^que pauperibus prodest, lociipletibus œque, Mque neglectum pueris senibusque nocebit.

jugement il porterait sur les événements et sur nos déterminations.

Il faut se garder soigneusement de toutes les passions, qui sont nos ennemis les plus dangereux : l'orgueil et le mépris des autres provoquent la haine et la jalousie ; la colère est une véritable folie; elle nous emporte à des paroles, à des actes que tôt ou tard nous regretterons amèrement, elle nous suscite des ennemis implacables; elle nous expose à de terribles vengeances. Quant à l'intempérance, les suites en sont longues et cruelles ; elle aboutit tantôt à des maladies douloureuses et incurables, tantôt à une mort prématurée. Le courage et la constance sont les suites naturelles de la sagesse plutôt que des vertus à part. Les hommes qui s'abandonnent à leurs passions attachent le plus grand prix aux objets nécessaires pour leur satisfaction et ont sans cesse lieu de craindre de les perdre; de plus ils sont en proie à toutes sortes de terreurs superstitieuses, à la peur des dieux et de la mort : « Si les plaisirs que recherchent les débauchés pouvaient les mettre à l'abri de toutes les douleurs et des craintes de la mort et des dieux, nous n'aurions pas lieu de les blâmer * . » Pour désigner cette condition de

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