GiGÉRON, Definibus, I, xix
exeamus\ C'est ainsi que nous pouvons nous soustraire aux prises du sort : Malum est in necessitate i^were, sed in necessitate vivere nécessitas nulla est^. Epicure admet donc le suicide; il reconnaît que parfois c'est un acte raisonnable et sage; mais il ne le recommande pas, comme les Stoïciens : cette situation cruelle dont nous ne pouvons sortir c'est souvent par notre faute, par notre folie que nous nous y sommes engagé; par conséquent la raison ne peut approuver notre conduite : Ridicidum est currere ad mortem tsedio vitse, cum génère vitse ut currendum esset ad mortem effeceris^ , La mort n'est pas un bien en soi, mais ce n'est pas non plus un mal. Quant à la vie, dans certaines circonstances elle devient un mal ; il est donc évident que dans l'alternative du malheur et du néant, le néant est préférable. Nous ne devons pas estimer que la vie soit un bien si grand qu'il faille la conserver à tout prix, ni la mépriser au point de la sacrifier sans raison. Cette conclusion elle-même est optimiste : la vie est un bien, puisque nous avons la ressource du suicide, quand elle devient un mal.
Une autre distinction très importante est celle