Nil admirari », Horace
ÉPICURE. t2
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seulement, de sorte qu'il ne compte pas sur les événements comme devant se produire nécessairement et ne désespère pas du futur, comme irrévocablement arrêté : (jt,vy)(xov£UT£ov ^' cl>ç to ^éXkov ouÔ' -^{/.gTspov o'jts xavTw; oO)^ 73[/.£T£pov, i'va [7/r[ ts ttzvtw; TrpoGut.svcou.sv •l*ç è(70(/.£V0v, [atjt' àv£X7ri^w{jL£v w; TiravTwc OÙX. £GO[y.£VOv\
Au-dessus de tous les plaisirs du corps il met la s.rinté de l'esprit, le jugement droit, vyfcpwv loyicjxoç, qui rejette les erreurs et découvre les vraies raisons des choses. De plus il est patient : il ne supporte pas seulement les coups de la fortune, mais il est indulgent pour les injures des hommes, entraînés parleurs passions, pour les propos injustes, pour les condamnations iniques. Encore un point sur lequel Epicure se laissait entraîner à de fâcheuses exagérations : le sage sur le bûcher ou dans le taureau de Phalaris s'écriera en souriant : ce O dieux! que c'est doux! » Mais c'est aux grands maux qu'il faut les grands remèdes; les grands maux, comme le taureau de Phalaris, sont rares et exceptionnels.
Epicure avait peut-être tort de généraliser cette théorie; en tout cas, il éprouvait lui-même l'excellence de sa méthode; sa vie n'a jamais démenti ses paroles. La lettre qu'il écrivait à un