‹ Epidaure: Les Prêtres - Les GuérisonsChapitre 18 sur 35 · Sozomen., Il · texte numérisé non relu

Sozomen., Il

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De nos jours, une foule considérable de Grecs vient chaque année dans la petite ile de Tinos, près d’Andro, adorer l’image miraculeuse d’une vierge qui fut découverte en 1822, l’année même de la proclamation de l’indépendance hellénique. Le-pèlerinage revêt un caractère à la fois patriotique et religieux. Comme autrefois les malades assistent à un office nocturne et se retirent ensuite sous un hangar pour y dormir. Mais l’analogie n’est qu’apparente : les patients ne cherchent que le repos et n’attendent plus de songe divin. En réalité le mot incubation a perdu son sens religieux pour signifier seulement l'acte de s'étendre. En médecine il a gardé une signification qui n’est point entièrement différente du sens primitif et sert à désigner Le temps qu’une maladie met à e déclarer.

Par l’incubation les prêtres d’Esculape développaient chez les malades un état mentalspécial favorable à d’habiles suggestions. Leur pratique n’était point guidée par une méthode rigoureusement scientifique et leur savoir n’était qu'un empirisme assez rudimentaire. Mais, toute supercherie mise à part,comment ne point admettre que, devant les guérisons qui se produisaient à leurs yeux, prêtres et malades devaient. être également dupes et reconnaître l'intervention d’une puissance surnaturelle. Peu à peu de patients observateurs découvrirent dans l’amas confus des superstitions et des procédés empiriques des premiers guérisseurs une science nouvelle : l’hypnotisme, qui eut son berceau dans les asclepieia comme toutes les sciences l’avaient eu dans l'ancienne magie (1).

1. En réalité les véritabl:s devanciers d2s médecins hypnotiseurs sont les sorciers. Les prêtres d’Esculape pratiquaient la

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