‹ Epidaure: Les Prêtres - Les GuérisonsChapitre 25 sur 35 · LH", M · texte numérisé non relu

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Grèce, Rhodes, Rome, Alexandrie et toute l'Égypte jusqu’aux frontières de Éthiopie, refaisant à peu près le voyage d’Hérodote. En 155 il entreprit de traverser l'Italie, mais il tomba malade d’une affection qui devait durer dix-sept ans. Il ne dut sa guérison qu’à son ardente piété et à sa foi naïve, qui lui valurent jusqu’à sa mort le soutien d’Asclépios. Quand se produisit ’affreux tremblement de terre qui dévasta Smyrne en 178, le dieu avait eu soin d’envoyer Aristide hors de la ville. Il écrivit alors à Marc- Aurèle et obtint de lui que la ville fùt reconstruite. Les Smyrnéens lui élevèrent une statue comme au second fondateur de leur ville. Il se fixa définitivement parmi eux, consacra sa vie à Asclépios et mourut en 187.

La psychologie d’Aristide est confuse et Les traits caractéristiques en sont difficiles à préciser. « Les discours sacrés » qu'il écrivit, après sa guérison, en l’honneur d’Asclépios, « sont bien, quant au fond des choses, l’une des plus sottes et des plus impertinentes compositions qu’on puisse lire (1). » Son infatuation est ridicule, et sa vanité comme sa foi au merveilleux n’eutsouvent d’égale que sa sottise.

Comme tous les sophistes, il ne cultivait que l’éloquence d’apparat, et faisait une déclamation comme un acteur joue un rôle. Tantôt il prononçait l'oraison funèbre de quelque riche particulier, l'éloge d’une ville ou le panégyrique de l’empereur. D’autres fois, il défendait le maintien de la liberté que la Grèce avait depuis longtemps per-

due, ou incitait à légiférer le peuple qui ne faisait plus

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