C XVI II
POUR des Vers qui ne sont qu'un jeu.
Vous avez tort d'être en colère.
Il est vrai que j'y nnens un peu ; Mais au lieu de vous mettre en feu, Ce mensonge auroit dû vous plaire, Que diable auroit-ce donc été, Si j'avois dit la vérité ?
Contre Longepierre
AVOIR Perault et Longepierre, Chacun de son parti vouloit régler le pas; Ne diroit-on pas pas d'une Guerre, Dont le sort est remis aux soins de deux Goujats?
Contre le même
TOI qui places imprudemment Le froid Pic au haut du Parnasse, Puisses-tu pour ton châtiment Admirer les airs de Colasse ! (i)
(i) Dans plusieurs recueils cette pièce porte le titre suivant : Contre Pic et Colasse, auteurs des paroles et de la musique de C la Naitsance de Venus », opéra.
A Madame***
L'AUTRE jour la Cour du Parnasse Fit assembler tous ses Bureaux, Pour juger au raport d'Horace Du prix de certains Vers nouveaux ; Après maint Arrêt toujours juste, Contre mille ouvrages divers, Enfin le Courtisan d'Auguste Fit raport de vos derniers Vers.
Aussi-tôt le Dieu du Permesse Lui dit : Connois-tu cette Pièce ?
Je la fis en ce même endroit, L'Amour avoit monté ma lyre, Je chantois, Iris 'écrivoit.
Contre Boindin
MONSIEUR l'Auteur que Dieu confonde, Vous êtes un maudit Bavard.
Jamais on n'ennuya son monde Avec tant d'esprit et tant dart, Je vous estime et vous honore; Mais les ennuyeux tels que vous, Eussiez-vous plus d'esprit encore,
Sont la pire espèce de tous.
Qu'un Sot aflige mon oreille, Passe encor, ce n'est pas merveille; Le don d'ennuyer est son lot ; Mais Dieu préserve mon ouye D'un homme d'esprit, qui m'ennuye, J'aimerois mieux cent fois un sot.
Contt-e l'Abbé Fraguier
FRAGuiBR, tu dis qu'il faut brûler mon livre ; Hélas! le pauvre enfant ne demandoit qu'à vivre : Les tiens auront un meilleur sort, Ils mourront de leur belle mort.