EPITAPHES
Une partie des épilaphes qu'on va lire ne se trouve plus que dans les livres ou les manuscrils. Les autres existent encore, soit dans l'église, soit ailleurs. Nous indiquerons les auteurs qui nous ont conservé les premières, et nous dirons où sont les secondes.
L'abbé Chenevet signale, à Notre-Dame, deux sépultures de familles, celle des Macheco et celle des Baillet <^\ qui pouvaient avoir chacune leur inscription. Nous n'avons point le vrai texte de Tune, on le verra plus loin; quant à l'autre, personne, à notre connaissance, ne l'a jamais donnée ^'^\ La famille de la Toison possédait également sa sépulture dans une des chapelles de l'église ^^\ Nous ignorons de même s'il y avait une épitaphe.
(1) Chenevet, Almanach de 1774, à Dijon, chez L.-N. Frantin, p. 227. — Cf. Pierre Palliot, Le Parlement de Bonrgongne, son origine, son établissement et son progrès, etc., Dijon, 1649, p. 154. II s'exprime ainsi : « Guillaume de Machecot, abbé commendataire du moustiers Saint Jean, doyen de la Sainte Chappelle de Dijon et conseiller élu au Parlement,., auparavant doyen de Saint Mamez de Langres, de la chappelle au Riche de Dijon, et de Vergy, et chanoine de Saint Lazare d'Autun,.. mourut le xiv septembre m. d. v. et fut enterré en l'église de Nostre Dame, à Dijon. »
(2) Chenevet, ibid., dit seulement: « La sépulture... de M. Baillet est dans un caveau sous l'autel de la sainte Vierge. »
(3) Petitot, Continuation de VHistoire du Parlement de Bourgogne depuis 16Ji9 jusqu'en 1733, p. 143.
Quoi qu'il en soit, voici les inscriptions tumulaires que nous avons pu réunir :
JEHAN CHASTELLAINE
En entrant à Notre-Dame par le couloir qui donne sur l'impasse de la rue des Forges, on trouve, à gauche, Tépitaphe suivante :
t : €i : gîôô^nt : ies : l)0irô :
3eï\an : (rl)a0tdlamne : rt • pre note : qut • fmt : filk : mcl)oulad :
pr0t : qu • tredpa$6a : le • jrjru) ;0ur0 : ie • mare : Van : trnl : ccc :
Ijrm : pries : p • lours : âmes :
Un Jehan Chastellane figure, en 1351, au sacre du roi Jean le Bon, comme l'indique cette pièce ^^^ : « Quittance au receveur général, en Tan 1351, par Jehan, sire de Chastellane et d'Arc, chevalier, pour ses dépenses et (celles) de ses gens, faites au sacre du roi, à Reims, en la compagnie du duc. » Un Pierre Chastellan paraît dans des actes de 1310 et 1311 ; un autre, en 1498 (2). Une tombe de l'église Saint-Bénigne donne, en 1396, le nom de maître Bertrand Chastellain ^^\
(1) Peincedé, Recueils de Bourgogne, mss. aux Archives de la Côte-d'Or, t. XXni, p. 61.
(2) Ibid., XXX, 241, 242.
(8) Gabriel Dumay, Eglise et abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, Dijon, Lamarche, 1882, p. 82.
Prenote ou Pernotte Prost, fille de Nicholas, porte un nom qui figure, à plusieurs reprises, parmi les hommes d'armes des ducs de Bourgogne : Guillaume Prost, en 1359; un autre Guillaume, en 1429; Louis Prost, en 1414; Bertrand Prot, en 1427. Les deux derniers sont qualifiés « écuyers », dans la Montre des hommes d'armes de Beauvais et de Châtillon-sur- Seine ^^\