‹ Epigraphie de l'eglise Notre-Dame de DijonChapitre 4 sur 89 · PHILIBERT DE CHANTEMERLE · texte numérisé non relu

PHILIBERT DE CHANTEMERLE

Inhumé à Notre-Dame dans le chœur de l'église, où se trouvait autrefois un tableau qui représentait un homme à genoux, les mains jointes, et qui portait ces mots (2> :

Cy gist

noble et puissant seigneur

Philibert,

JADIS SEIGNEUR DE ChANTEMERLE ET DE LA ClAYETTE,

conseiller et premier chambellan

de très excellent prince, monseigneur le duc

Philippe de Bourgongne et de Brabant.

(1) Peincedé, XXVI, 160, 271, 383, 455, 601.

(2) Nous donnons en majuscules romaines les inscriptions qui ont été faites, comme celle-ci et plusieurs des suivantes, en caractères gothiques, parce que nous n'en n'avons trouvé que des copies, et que ces copies ne reproduisent certainement point d'une manière parfaite le texte gothique. C'est aussi la raison pour laquelle, faute d'avoir la disposition originale, nous avons arrangé les lignes par phrases, suivant le sens de l'inscription. Nous avons fait de même pour d'autres inscriptions auxquelles l'artiste, pour des motifs divers, n'a pu donner la forme qui leur convenait.

Lequel seigneur

A FONDÉ, rente ET AMORTI

une messe cotidienne et perpétuelle

en cette chapelle,

et trespassa le 17 décembre m. cccc. xvii.

Priez Dieu que mercy lui face.

Amen (^>.

Chantemerle est une terre du Bourbonnais, possédée, au treizième siècle, par un chevalier du nom d'Ame de Chantemerle ^^^ et au quatorzième, par d'autres chevaliers nommés Hugonin et Pierre ^^K Philibert, fils de ce dernier, fut successivement premier chambellan du duc Philippe le Hardi, écuyer tranchant, puis conseiller et chambellan du duc Jean sans Peur, chambellan du Dauphin, depuis Charles VII, et gouverneur de la maison de Philippe le Bon, alors comte de Charollois qu'il accompagna dans sa retraite à Aire, en 1415 (*\ Louis, seigneur de Chantemerle et de la Clayette, etc., fils et héritier de Philibert, exécuta les dernières volontés de son père, en fondant, le 26 juillet 1442, la messe quotidienne dont il s'agit, moyennant la rente de trente livres pour laquelle il donna la somme de cinq cents livres ^^\

(1) Louis-Bénigne Baudot, Notes prises pendant la Révolution dans l'église de Notre-Dame, f»» 11, 89, 106. — Clienevet, apnd eumdem, et Almanach de 1774, p. 227. — La Barre, Etat des officiers et domestiques de Philippe le Hardy, p. 37, 103 et 124.

(2) Palliot, Familles de Bourgogne, I, 248.

(3) Beaune et d'Arbaumont, La Noblesse aux Etats de Bourgogne, Dijon, Lamarche, 1864, p. 151.

(4) Beaune et d'Arbaumont, La Barre, eod. loc.

(5) Clienevet, Eglises de Dijon, mss., f» 410.

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