Autonianœ lecliones, i
2* p. 12. Tonlouso, 1833.
sommet ; ceux des v ne se joignent pas complètement non plus, à leur base. Les panses du b de Boneconis sont formées de quatre lignes brisées, au lieu de deux lignes convexes. Il n'y a pas de points ni d'espacements entre les sigles de la fin.
«" 7 ABELLIONNI
CISONTEN CISSONBON NISFIL V-SL-M
Abeliionni, Cisonten, Cissonbonnis fil[iiù8]. — a A Abellion, Cisonten, fils de Cissonbonnis. »
Eglise de Saint- Aventin. H. 0«393; L. 0™167.
Le nom du dieu est écrit avec deux l et deux n ; les points qui séparent les sigles de la cinquième ligne sont remplacés par de petites feuilles de lierre, gravées la pointe en bas. Scaliger, Gruter et presque tous ceux qui ont publié ce texte écrivent, par erreur, Cisontenij au lieu de Cisonten, et Cissobonnis, au lieu de Cissonbonnis. Quant à M. Cénac Moncaut, il traduit hardiment: a A Abellion^ Cessioniensony fils de Honnis^. »
«» « ABELIONN/
DEO FORTISSVLPICIF VSLM
Abelio7i7i[i] deo, Fortis, Sulpici f[iliits]. — « Au dieu Abelion, Fortis^ fils de Sulpicius. »
Musée de Toulouse? Le champ a 0"* 174 de hauteur sur 0™ 167 de largeur.
t. Voyage arclKfohgique et historique, p. 14.
Naguère encore, cet autel se trouvait encastré audessus de la porte de l'église de Saint-Pé, hameau de Saint-Tri tous, commune de Garin*. Il est aujourd'hui, paraît-il, déposé au Musée de Toulouse, mais il ne m'a pas été possible de l'y retrouver. J'en ai vu un moulage en plâtre au Musée national de Saint-Germain-en-Laye, et c'est là que j'en ai pris la copie.
Le marbre est brisé au-dessus de la corniche. Sur le champ est gravé le buste d'un personnage (divin ou humain), la tête nue, la figure imberbe, ne présentant aucun signe caractéristique. La première ligne est écrite au-dessous de ce buste, les trois autres sont sur le socle. Des feuilles de lierre tiennent lieu de points entre les sigles de la formule dédicatoire.
M. Dumège, qui a découvert ce monument, en a donné le dessin dans l'atlas, malheureusement inachevé, qui accompagne son Archéologie pyrénéenne. Il en avait publié le texte dès l'année 1814, mais en M^QXii Siilici y au lieu de Sulpici^.
B« 9 ABEUONI
DEO ËLIAMAR VSOCAR VS
Abelioni deo, Eliamar... votum solvit. -^ « Au dieu Abelion, Eliamar... a acquitté son vœu. »
Collection de M. d'Agos, à Tibiran. H. 0™52; L. O-^IS.
t. Cette petite tfglise romane est hkiic, en grande partie, avec des nionoments galloroinainsen marbre de Saint-Bëal. On n'y voit plus aucun texte ëpigraphiqae. An-dessusde TaoteU j*ai remarqué une inscription (\m prouve qu'en 1682, cette église avait un recleur, Jehan Julie de Fortine, dont les armes étaient : d'argent à deux lévriers rampants cl affrontés de gueules, surmontés d'une fleur de lis du même.
2. Monuments religietix des Volces-Teclosatfes. des Garumni et des Convenir, p. 198. Toulouse, chez Benicbct, 1814.
Cet autel était autrefois encastré dans le mur méridional de Téglise de Billère, village sis entre Garin et Saint-Aventin. La quatrième ligne est presque complètement effacée; M. d'Agos' y voit vs ap; je n'ose pas affirmer que ma lecture soit plus intelligible. Cette quatrième ligne contient-elle le nom du père ou du pays d'Eliamar? Est-ce Eliamarus qu'il faut lire?
D'autres autels consacrés au même dieu ont été trouvés sur divers points de l'ancien territoire du Comminges. On en voit au Musée de Toulouse deux qui proviennent de la petite ville de Saint-Béat, un de Cardeilhac, village peu éloigné de Saint-Gaudens, et un autre d'Aulon, dans le canton d'Aurignac. Enfin M. Dumège, qui n'a pas connu l'autel d'Eliamar, en publie'' deux autres trouvés, l'un à Argut-Dessus et l'autre, dit-il, à Boucou, en Sauveterre de Nébouzan. Il reproduit ainsi la dernière de ces inscriptions, d'après M . Victor Cazes :
ABELION DEO... VIH V.S.L
J'ai vu cet autel mutilé dans le cabinet de M. d'Agos. Il a été trouvé à Boutx, près de Saint-Béat, et il porte trois lignes très-lisibles encore* :
ABELLIONI DEO
QVINTVSD
Si le texte était complet, on pourrait lire Quintus dicavit; mais la base et la moitié inférieure du champ
1. Extrait det comptes rendus du congrès tenu à Toulouse par la Société francise d' Archéologie, en juin 1875, p. 6. — Je ine fais un devoir de remercier ici M. le baron Louis de Fiancetle d'Agos pour le généreux empressement qu'il a mis à me laisser étudier, 6 plusieurs reprises, tous les objets qui composent sa collection gallo-romaine, une des plus riches qui soient en France.