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Je traduis ainsi :
Face Sud.
Au nom de Dieu clément et miséricordieux !
Il n’y a de dieu que Dieu. Mohammed est l’envoyé de Dieu. Ceci est le tombeau de celui à qui il a été fait miséricorde par la bonté de Dieu,
Qui a été appelé devant la clémence de Dieu,
Qui a été plongé dans la miséricorde de Dieu.
Mohammed fils de Sliman, le médecin, fils d’Abd-Allah.
Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
Il n’y a d’autre dieu que Dieu, Mohammed est l’envoyé de Dieu.
O vous qui passez sur ce chemin, munissez-nous pour nos provisions de voyage, de (l’invocation de) la miséricorde divine : Dieu vous fera miséricorde.
Ceci est le tombeau de Mohammed fils de Sliman, le médecin, fils d’Abd-Allah.
Que Dieu lui fasse miséricorde !
Face Ouest.
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Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
Il n’y a d’autre dieu que Dieu, Mohammed est l’envoyé de Dieu .
Ceci est le tombeau du jeune homme qui est étendu,.
Qui habite sous tes pierres tumulaires,
Qui espère la miséricorde de l’Adoré,
Mohammed, fils de Sliman, le médecin, qui a disparu»
Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
11 n'y a d’autre dieu que Dieu, Mohammed est l’envoyé de Dieu.
Ceci est le tombeau de l’homme qui est renversé à terre (1), Qui espère obtenir la miséricorde de Celui qui exauce (Dieu), parles mérites de l’Elu, de l'Ami (2),
Mohammed, fils de Sliman, le médecin.
Face Nord.
Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
11 n’y a d’autre dieu que Dieu, Mohammed est l’envoyé de Dieu.
Ceci est le tombeau de celui qui a été pardonné, du jeune homme
qui habile sous la terre,
qui espère la miséricorde du Dispensateur (Dieu),
Mohammed fils de Sliman, le médecin de quiconque est atteint (d’une maladie).
Face Est.
Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
Il n’y a d'autre dieu que Dieu, Mohammed est l’envoyé de Dieu.
Ceci est le tombeau de l'humble adorateur (de Dieu), qui espère obtenir la miséricorde du Maître, de l’immense (Dieu),
qui habite le jardin de l’Ami (de Dieu),
Mobammed, fils de Sliman, le médecin de tout malade.
(1) veut dire qui est renversé la faee contre terre. Mais, comme les Musulmans placent leurs morts sur le dos, un peu tournés sur le côté droit, il semble que ce mot est plutôt une cheville amenée par les exigences de la rime, qu’une allusion à la position réelle du défunt.
(2) Le prophète Mohammed.
Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
11 n’y a d’autre dieu que Dieu, Mohammed est l’envoyé de Dieu !
Ceci est le tombeau de celui à qui il a été pardonné par la bonté du Vivant, de l’immuable,
Sur lequel ni l’assoupissement ni le sommeil n’ont de prise (1) ,
De celui qui possède la supériorité et qui est universel, Mohammed fils de Sliman, le médecin coRnu (2).
Ce tombeau ayant été détruit quelques années après la conquête française, les inscriptions qu’il renfermait furent placées dans le jardin Marengo; en 1854,1a municipalité fit la remise de quelques portions de ces épitaphes au Musée, où elles reçurent le n° 30 du catalogue de cet établissement.
N° 31. Inscription turque en relief ; trois lignes; type talik, médiocre. Plaque en marbre mesurant 0m46 de largeur sur 0m50 de hauteur. (M. Albert Devoulx, Alger).
(Indications du livret , page 130. Inscription turque en relief, caractères talik. Datée de 1080 (1669 de J.-C.), avec mention du dey El- Hadj Ali et du pacha Ismaïl. Elle était au-dessus de la porte d’entrée du fort des Anglais. La première mention du dey El-IIadj Ali remonte
(1) Coran, chapitre n, verset 256.
(2) qui est évidemment amené par la rime, signifierait que la
profession est de notoriété publique. Ce mot n’a pas la valeur élogieuse de etc., célèbre, renommé, etc.. Malgré ta précision plus
grande qui semble résulter des termes louangeurs employés dans l’avant dernière ligne de cette partie de la septuple épigraphe, termes qui ne peuvent évidemment s’appliquer qu’au trépassé lui-même, il ne me paraît pas hors de doute que le défuut, qui était un jeune homme, ne fut pas seulement le fils du médecin ; il faut remarquer, en
effet, que le mot est toujours placé après le nom du père
et jamais après celui de l’inhumé Les expressions
médecin de tout malade, médecin de quiconque est atteint sembleraient indiquer que ce médecin exerçait encore au moment de l’érection du monument.
à 1667. Il fut décapité vers 1672. Quant au pacha, représentant honoraire de la porte ottomane, l’histoire ne s’en occupe pas. Remis le 30 décembre 1854, par le service des Contributions diverses.
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Je rends ainsi une traduction faite en arabe par feu Mohammed ben Otsman Khodja.
Une voix mystérieuse a dit : la date de ce fort (est renfermée dans ces mots :) ceci est un édifice que rien ne saurait remplacer. La construction de ce fort en cet endroit, a eu lieu par l’ordre d’El Hadj Ali et d’après son avis éminent, du temps d’Ismaïl pacha. Année 1080.
Je n’ai pu trouver la solution du chronogramme placé dans celte inscription, mais cela n’a, heureusement, aucune importance puisque nous apprenons un peu plus bas que la date indiquée est l’année 1080, laquelle a commencé le 1er juin 1669 et fini le 20 mai 1670. Le fort des Anglais, appelé par les indigènes bordj Kalet el-foul , était placé à l’ouest d’Alger, sur le bord de la mer, et offrait une vingtaine de pièces.
N° 32. Inscription arabe en relief; cinq lignes divisées chacune en deux compartiments rimant entr’eux ; bon type oriental; bien exécuté. Plaque en marbre mesurant 0“72 de largeur sur 0ra62 de hauteur. (M. Albert Devoulx, Alger).
( Indications clu livret , page 132). Inscription en relief, datée de 1163 (1749), et indiquant qu’en cette année Mohammed pacha ben Beker a fait bâtir le mekhazen ez-zera ou magasin aux grains. Ce magasin était au-dessus de l’entrée de l’ancienne caserne Massinissa, aujourd’hui annexe du Lycée. Remis le 9 janvier 1855 par le Proviseur du Lycée.
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Dieu soit loué de nous faire suivre la voie droite ; v nous le remercions de nous avoir prodigué ses bienfaits occultes et apparents et de nous avoir dispensé nos richesses en les puisant dans les trésors de sa miséricorde, v A ordonné la construction de ce magasin, rendu prospère par Dieu, •.• Mohammed pacha ben Bakir, que son Maître (Dieu) l’assiste! v Fasse Dieu, par sa bonté, qu’il (ce magasin) soit toujours florissant, v par la descente d’une abondante bénédiction sur notre nourriture. Année mil cent soixante-trois de l’émigration de celui qui est puissant et noble.
L’année hégirienne 1 1 63 a commencé le 11 décembre 1749 et fini le 29 novembre 1750. Le local dont cette inscription rappelait la construction, a été démoli, et son emplacement, aujourd’hui compris dans des bâtisses provisoires, doit tomber en entier dans le périmètre de la place Bresson .
N° 33. Inscription turque en quatre lignes divisées chacune en deux compartiments ; caractères creux remplis de plomb ; bon type oriental, bien exécuté. Plaque en marbre présentant lm16 de largeur sur 0“>64 de hauteur. (Inédite).
( Indications du livret , page 138). Inscription turque ; caractères en plomb. Acquise par échange, le 10 janvier 1855, de M. Roland de Bussy, directeur de l’imprimerie du Gouvernement.
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Celte inscription offre à la fin delà première moitié de la seconde ligne, un exemple de sigle excessivement rare en épigraphie arabe ou turque. Dans le mot , le même trait
sert à former la partie centrale et essentielle du j et du ç. J’ai
fait la lecture qui précède avec l’assistance d’El-Hadj Otsman (1), mais celui-ci n’a pu réussir à établir en arabe une traduction présentable, en sorte que je dois me contenter de publier le texte de cette épigraphe, bien exécutée et dont la lecture n’offre pas de difficultés. Tout ce que je crois pouvoir avancer, c’est qu’il s’agit de travaux effectués dans une caserne par Ibrahim ben Khelil, du temps de Hossaïn pacha. Il n’y a aucune date, mais la mention de ce dernier établit que l’inscription est postérieure à l’année 1818, époque de l’avènement de ce dey, qui fut le dernier souverain turc d’Alger.
N° 34. Inscription turque en relief; quatre lignes rimées ; bon type oriental, bien exécuté. Plaque en marbre mesurant 0m63 de largeur sur 0m63 de hauteur ; l’angle inférieur de gauche est brisé. — M. Albert Devoulx, Alger.
(Indications du livret. Inscription en relief, dont le bas a été brisé
(1) Voir les explications que j’ai données au n° 13.
par un projectile. Mention de Mohammed Pacha. Etait au-dessus du bureau du caïd el-achour, dans la cour du magasin des grains d’achour, rue Jénina. Recueilli en février 1854 par M. Berbrugger).
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Je traduis ainsi une version établie en arabe par feu Mohammed ben Otsman Kliodja :
Ont été achevés le renouvellement de la construction et l’établissement solide des fondations du magasin de l’acbour ;
Après que fut certaine et complète la restauration et qu’eut été parfait l’achèvement, il devint abondamment garni.
Sa construction a eu lieu par l’ordre de Mohammed Pacha , que Dieu lui fasse atteindre le but de ses désirs et le récompense ;
Puisse ce magasin, dû à une bonne action, être constamment rempli de blé et d'orge ! .
Uachour est l’impôt en nature perçu sur les céréales. Le local dans lequel on emmagasinait le produit de cette dîme, et dont provient l’inscription ci-dessus, a été démoli vers 1854.
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N° 35. Inscription turque en relief ; quatre lignes ; bon type oriental, bien exécuté. Plaque en marbre mesurant 0m44 de largeur sur 0m28 de hauteur. — M. Albert Devoulx, Alger .
(Indications du livret. Inscription en relief, provenant de l’ancienne fontaine de la zaouia dite El-Kcchchachc, rue des Consuls, en face de celle de la Licorne. Recueilli par M. Berbrugger, le 9 mars 1854).
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Je traduis ainsi une traduction faite en arabe par feu Mohammed ben Otsman Khodja :
Celui qui a fait couler cette eau, avec l’assistance de la Vérité (Dieu) ;
Recevra pour chacune de ses gouttes, cent mille récompenses;
Sa date est (renfermée dans ces mots) : Son établissement attire la bénédiction ,
Comme si elle faisait partie des bâtisses du paradis. Année 1 176.
L’année 1176 a commencé le 23 juillet 1762 et fini le 11 juillet 1763. En ce qui concerne la zaouiat El-Kecbacbe, dont cette inscription provient, je ne puis que renvoyer au chapitre xxxiii, page 87, de mes Édifices religieux de l'ancien Alger.
N° 36. Inscription arabe en relief; 6 lignes; type barbarcsque ; médiocre. Plaque en marbre mesurant 0m86 de largeur sur 036 de hauteur. — M. Albert Devoulx, les Édifices religieux de l'ancien Alger , chapitre l, § O, page 157. — M. Albert Devoulx, Alger.
( Indications du livret. Inscription en relief qui était au-dessus de la porte de la mosquée des chaouchs (ancien corps-de-garde de la place). Datée de 926 (1520), avec mention de Kheïr-Eddin et de son père Yakoub. Remis par le génie, le 11 juillet 1855, ainsi que les numéros 37, 38 et 39, provenant du même endroit, etc.).
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Je traduis ainsi :
Au nom de Dieu, clément et miséricordieux! Que Dieu répande ses grâces sur notre seigneur Mohammed !
Dans les maisons que Dieu a permis d’élever pour que son nom y soit répété chaque jour au matin et au soir (1).
A ordonné la construction de cetle mosquée bénie, le Sultan qui se consacre à la guerre sainte pour l’amour du Souverain de l’univers,
Notre maître Kheïr-Eddin, fils du prince célèbre, champion de la guerre sainte, Abou Youssef, Yacoub, le Turc.
Que Dieu réalise ses vœux les plus extrêmes et l’aide à combattre les ennemis de Dieu et les ennemis de son Envoyé.
A la date des premiers jours de djoumada 1er de l’an neuf cent vingt-six.
Le mol qui, dans la date, exprime les dizaines, est fruste. Mais il ne peut y avoir la moindre incertitude sur sa lecture, attendu que les lettres ... qui sont seules restées distinctes, ne sauraient appartenir qu’au mot vingt. Celle date cor¬
respond à la période comprise entre le 19 et le 28 avril 1520. En ce qui concerne la mosquée à laquelle appartenait cette inscription, je ne puis que renvoyer au chapitre l, § 1er, de mes Édifices religieux de l'ancien Alger.
N° 37. Inscription arabe en relief ; très-mauvais type barbaresque; très-mauvaise exécution. Plaque en marbre renfermant deux cartouches ovales, avec ornementation ; largeur totale :
(1) Coran, chapitre XXIV (la lumière), verset 36. — La citation est
incomplète, car la fin de la phrase se trouve dans le verset 37 :
« célèbrent ses louanges des hommes que le commerce et les contrats
ne détournent point du souvenir de Dieu, de la stricte observance de
la prière et de l’aumône. »
0m99 ; hauteur totale : 034 ; chacun des deux écussons contient cinq lignes rimant entr’elles et mesure 0m2G de longueur sur 019 de hauteur. — M. Albert Devoulx, Alger.
(Indications du livret. Inscription en relief, gravée sur un double écusson placé autrefois au-dessus de la grande porte sultane du vieux palais ou «Ténina. On croit que cet écusson portait primitivement les armes d’Espagne. Datée de 1022 ( 1 G 1 3 ) , sous Hossaïn Pacha; on y mentionne un émir Moussa ; en commémoration de la reconstruction de la porte du palais. Cette épigraphe fixe l’avènement de chah ou chikh Hossaïn, que quelques chronologies indigènes placent l’année suivante. L’émir Moussa, ou Maallem Moussa, ou Osta Moussa, est le célèbre réfugié andaloux à qui Alger doit, parmi d’importants travaux publics, ses plus anciennes conduites d’eau. Remis par le Génie en 1855).
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Hossaïn Pacha, qui sert de modèle, .\ vizir du Souverain (1) sur lequel tout s’appuie ,
Avec l’assentiment des troupes de ce dernier (2), a ordonné à Moussa (3), qui imite les exemples (que lui donne le Pacha),
Le renouvellement pour l’asservissement des ennemis, .-. de la porte du Sultan de la ville.
Son existence est renouvelée, .*. sous un heureux horoscope qui chassera l’envie.
(1) Le mot turc khenkar est le titre des empereurs ottomans.
(2) Les janissaires, qui, à cette époque, prenaient déjà une part active au gouvernement.
(3) Osta Moussa, réfugié andalou et maçon habile qui a attaché son nom à plusieurs constructions à Alger.
Sa date, bienfait de la direction droite (1), .\ est dans (les mots) : dis: il est le Dieu unique (2).
Et c’est : 1042.
Le chiffre qui occupe le rang des dizaines est fruste. Je crois y reconnaître un f dont la partie supérieure manque, ce qui pourrait le faire prendre pour un f\ J’hésite d’autant moins à adopter la date 1042 (3), que d’un côté le chronogramme annoncé donne précisément ce nombre, si l’on additionne les lettres de tous les mots qui suivent les mots seule manière d’ar¬
river à un résultat admissible, et que, d’un autre côté, l’histoire nous apprend qu’à cette époque il y avait effectivement à Alger un pacha du nom de Hossaïn.
L’année 1042 a commencé le 19 juillet 1632 et fini le 7 juillet 1633. Le livret nous a déjà appris que cette inscription figurait au-dessus de la principale porte du palais des pachas, appelé par nous Jénina, nom qui signifie petit jardin, et qui s’appliquait, en réalité, à l’une des dépendances de cet édifice.
N» 38. Inscription turque et arabe en relief ; sept lignes ; mauvais type oriental ; exécution médiocre. Plaque en marbre mesurant 0m85 de largeur sur 0m62 de hauteur. — M. Albert Devoulx, Alger.
(Indications du livret. Inscription turque en relief, datée de 1 122 (1710). Décret relatif à la disposition des biens de janissaires tués ou captifs. Remis par le Génie. Voir n° 36).
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(1) La vraie direction religieuse, celle que suivent les bons musulmans.
(2) Coran, chapitre CXII, verset 1er.
(3) On a vu que Berbrugger indique la date 1022 .
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Je traduis ainsi une traduction faite en arabe par feu Mohammed ben Otsman Khodja :
0 mon Dieu ! conserve-nous par ta protection ! 0 vous qui regardez celle écriture, que Dieu, dont les œuvres sont immenses, vous facilite à tous l’accomplissement du bien ! Nous sommes les soldats d’Alger. Si l’un de nous meurt martyr (1), ou est fait prisonnier, sans qu’il ait un héritier, tout ce qui lui appartient sera apporté au beïl-el-mal des musulmans (2), qui procédera à sa vente. Le produit de celle vente sera compté, mis sous les scellés et déposé entre les mains de Ben Oumar (3), le directeur du badestan (4). Si le propriétaire est délivré et revient, il se
(t) C’est-à-dire est tué dans la yuerre sainte , clans une guerre entreprise contre les infidèles.
(2) Administration chargée de recueillir les successions en déshérence.
(3) Le décret épigraphique oublie de mentionner les successeurs de cet administrateur.
(4) Marché aux esclaves chrétiens. C’était aussi dans ce bazar que
s’opérait le partage des prises faites en mer. Son emplacement est compris dans la place de la Pêcherie , dont le nom devrait rappeler ce local de lamentable mémoire.
présentera en personne et recevra son bien, constaté et compté. S’il n’est pas revenu au bout de quarante ans, la somme sera encaissée par le beït-el-mal. Quiconque sera la cause de l’altération de ces dispositions, que la malédiction de Dieu soit sur lui, que la malédiction de Dieu soit sur lui, que la malédiction de Dieu soit sur lui, ainsi que celle des anges et de tous les hommes ! Écrit par l’ordre de l’universalité de tous (sic) les soldats assistés par Dieu, qu’il soit glorifié ! Et cela dans les derniers jours du mois de redjeb le sourd de l’année mil cent vingt-deux. 1122.
Celte inscription, dont la date est comprise entre le 14 et le 24 septembre 1710, était placée dans l’intérieur de la Jénina ou palais des pachas d’Alger. Il est probable que des soustractions commises au préjudice de janissaires disparus par suite des évènements de la guerre, avaient motivé ce décret de la milice, jugé assez important pour être gravé sur le marbre et exposé aux yeux de tous dans le siège même du gouvernement. La puissance de la milice était alors à son apogée, par suite d’un évènement que je rappelle au n° 39.
N° 39. Inscription turque en relief ; trois lignes ; type oriental, médiocre; exécution médiocre. Plaque en marbre mesurant 0m85 de largeur sur 0m30 de hauteur. — M. Albert Devoulx, Alger .
(Indications du livret. Inscription turque en relief, datée de 1122 (1710) et portant que tout fonctionnaire public qui malversera aura la tête pilée dans un mortier. Remis par le Génie. Voir n° 36).
Je traduis ainsi, d’après feu Mohammed ben Otsman Kbodja :
Celui de nos beys (1), à Alger, qui ne servira pas avec dévouement, ou qui prendra la fuite en emportant le tribut (2), aura la tête pilée dans un mortier, quand on le saisira. Quiconque commettra un acte se rapprochant de cela, sera maudit, et on ne lui accordera plus un emploi dans le gouvernement. Voilà ce qui a été arrêté de l’avis général, et cela a été écrit en cet endroit. 1122.
Celte inscription, dont la date est comprise entre le 2 mars 1710 et le 18 février 171 1, était encastrée, comme la précédente, dans l’intérieur de la Jénina ou palais des pachas. La question financière était la grande préoccupation des chefs de la Régence, bien plus soucieux de s’enrichir que de faire prospérer le pays dont l’administration leur était confiée. Il fallait aussi et surtout songer à ne pas laisser en souffrance la paie des janissaires, car ces derniers n’entendaient pas raison sur ce chapitre et accueillaient le moindre retard par des révoltes dans lesquelles le malheureux débiteur laissait ordinairement sa vie. On comprend que le Dey, sollicité par le sentiment de sa conservation et par ses intérêts, usât à son tour de moyens violents pour raffermir la probité chancelante de ses agents. C'est pour rappeler à tous leurs devoirs, qu’on avait jugé à propos de confier au marbre les mesures arrêtées pour la punition des coupables. Cette proclamation épigraphique et comminatoire, placée en évidence dans la résidence du chef de l’Etat, est un trait de mœurs trèscurieux. Un exemple récent était alors dans toutes les mémoires et explique cette colère. Vers la fin de 1709, le bey de Constantine, qui devait apporter à Mohammed Baktacbe un tribut de 20,000 piastres, s’était enfui avec toutes ses richesses, et le malheureux Dey paya de sa vie, en mars 1710, le retard que la paie des janissaires avait éprouvé par le fait de ce détournement.
(1) Gouverneurs de provinces. Il y en avait trois : celui de Constantine, celui d’Oran et celui de Tittery . Us apportaient chaque année ou envoyaient au pacha par leur khelifa (lieutenant) une forte redevance .
(jU G’est la redevance dont il est question dans la note ci-dessus.
11 semblerait, d’ailleurs, que ce décret marmoréen ait été rédigé au nom et sous l’inspiration de la milice, devenue omnipotente par suite d’une révolution qui introduisait une nouvelle et dernière modification dans la forme du gouvernement de la Régence. Ali Chaouch, élu le 14 août 1710 (1), obtint de la Sublime-Porte qu’elle n’enverrait plus de pacha à Alger, et qu’elle conférerait au Dey lui-même, c’est-à-dire au chef élu par la milice, le titre et les fonctions de pacha. Bien que la Régence restât, au moyen de celte investiture, sous le patronage de la Turquie, celle-ci perdit, par suite de cette innovation, tout contrôle et toute autorité directe. Du reste, si les Deys s 'étaient affranchis de la tutelle peu gênante de la Sublime-Porte, ils ne purent échapper au joug autrement redoutable de leurs terribles électeurs, et le caftan de pacha ne les garantit pas des coups de la milice, qui resta, en définitive, la souveraine absolue, jusqu’au moment où Ali Pacha eut l’ingénieuse idée, en 1818, de se réfugier dans la citadelle.
N° 40. Inscription arabe en relief; six lignes; type oriental; médiocre. Plaque en marbre mesurant 0m50 de largeur sur 0m495 de hauteur. (Inédite).
(Indications du livret. Inscription en relief datée de 1123 (171 1), et provenant d’une construction élevée par Ali Dey Ibn Hossaïn Soukali. Acquis le 15 janvier 1855).
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(1) Il semble probable que l’inscription n° 30 a été faite en même temps que la précédente (n° 38), laquelle est du mois de septembre 1710.
Louange à Dieu. Ceci est une construction bénie, merveilleusement élevée avec le plus grand art et élégance. Elle a été édifiée par le prince magnanime, illustration des grands princes, assisté par la grâce du Souverain, du Très-Savant (Dieu), Ali Dey, fils de Hossaïn Soukali . Que Dieu soit son protecteur. Et cela à la date de rebi' 2e de l’année mil cent vingt-trois. 1123.
Il m’a été impossible de constater à quel édifice avait appartenu celte inscription, dont la date est comprise entre le 19 mai et le 16 juin 1711.
No 41. Inscription turque en relief; lignes enchevêtrées; type oriental, assez bon. Plaque en marbre mesurant Qm495 de largeur sur 0m495 de hauteur. (Inédite).
(Indications du livret. Inscription en relief, portant la même date que le n° 40 et mentionnant le même pacha. Même provenance) .
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A été élevée cette construction, à Alger, la protégée (de Dieu), boulevard de la guerre sainte, du temps du sultan fils de sultan Ahmed khan (1), le khakani (2), sous le commandement de celui qui est célèbre dans son siècle, Soukali Ali Dey, en l’année mil cent vingt-trois. Cette bâtisse a été achevée lors de la nouvelle lune du mois de la naissance du Prophète, le guide (des fidèles), de l’année 1 123.
Il m’a été impossible de reconnaître a quel édifice avait appar-
(1) Khan est le titre des empereurs ottomans.
(2) Adjectif relatif de khakan, qui est aussi le titre des empereurs
turcs ; cela signifierait donc V impérial.
tenu l'inscription ci-dessus, dont la date correspond à une période comprise entre le 19 et le 22 avril 1711. Quant au dey Ali, j’en ai parlé au n° 39.
N° 42 . Inscription arabe en relief ; quatre lignes, plus la date ; bon type oriental. Stèle en marbre, avec fleurs sculptées sur la face postérieure ; largeur: 0m28 (sans la bordure); hauteur (de la partie écrite, non compris la date) : 0m58. (Inédite).
(Indications du livret. Stèle de Mohammed Pacha ben Beker. Epitaphe datée de 1168 (1754). Donné en 1855 par Mgr Pavy, évêque d’Alger) .
Ceci est le tombeau de celui auquel il a été fait miséricorde par la bonté du Vivant , du Subsistant ,
Mohammed Pacha, fils de Beker. Que la miséricorde de Dieu soit sur lui !
Il a été gouverneur d'Alger pendant sept ans.
Année 1168.
Mohammed, précédemment khodjet el-khii (1), et surnommé Il retorto, fut élu, le 3 février 1748, en remplacement du pacha Ibrahim, mort d’apoplexie. Il était poêle et homme de bien. Mais la France n’eût pas à se louer beaucoup de ses procédés. C’est sous son règne, en 1753, qu’eût lieu le supplice du capitaine français Prépaud, mort sous le bâton pour avoir combattu
(1) C’était le titre d’un des hauts fonctionnaires de la Régence, dans les attributions duquel se trouvaient les transports militaires et la gestion de certaines propriétés de l’Etat.
un corsaire algérien (1). Ce pacha fut assassiné le 1 1 décembre 1754, au moment où il présidait la solde des janissaires, ainsi que le rappelle l’article que j’ai publié dernièrement dans la lievue africaine (t. xvi, p. 321).
L'année hégirienne 1168, indiquée dans l’épitaphe ci-dessus, a commencé le 18 octobre 1754 et fini le 6 octobre 1755.
N° 43. Inscription arabe en relief ; quatre lignes; jolis caractères orientaux ; exécution passable. Stèle en marbre ; bordure consistant en une espèce de chapelet formé d’oves dont chacune a la forme d’un œuf tronqué à ses extrémités; largeur : 0ra275 ; hauteur (de la partie écrite) : 0m45. (Inédite).
(Indications du livret. Marbre tumulaire de Soultana, fille d’Abdi Pacha, daté de 1171 (1757). Voir les nos 4 et 8).
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Ceci est le tombeau de celle à qui il a été fait miséricorde par la grâce de Dieu et la clémence divine, la dame Sollana, tille d’Abdi Pacha. Année 1171.
L’intérêt historique de celle épitaphe est bien faible, puisqu’il ne s’agit que de la fille du pacha Abdi. L’épitaphe de celui-ci fait l’objet du n» 8 de mon présent travail. Quant à l’année hégirienne 1171, indiquée ci-dessus, elle est comprise entre le 15 septembre 1757 et le 3 septembre 1758.
N°44. Inscription turque en relief; trois lignes divisées en deux parties, plus la date; caractères orientaux, médiocres. Pla-
(1) Voir mes Archives du Consulat de France à Alger , et l’article que j’ai publié dans la Revue africaine , tome xvi, page 161.
que en marbre ; largeur : üm675 ; hauteur : 0™35. — JM. Albert Devoulx, Alyer.
(Indications du livret . Inscription turque datée de 1005 (1596) et mentionnant Moustafa Pacha. Ce gouverneur dont le nom plein est Moustafa ben Kiaïa pacha, administra le pays du mois de juillet 1595 au mois d’octobre de la même année. Provenant de la caserne Médée et remis par le Génie en 1855).
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Je traduis ainsi une traduction faite en arabe par feu Mohammed ben Olsman Khodja :
Que Dieu exauce les vœux de Mustapha Pacha, à chaque moment, . • . et réalise tous ses désirs ;
car il a construit pour les guerriers de la Foi, une porte dont la beauté est extraordinaire. . • . Quiconque îa voit, s’écrie : elle n’a point de pareille !
Celui qui l’admirait a dit : regarde, ô ami de la religion. . • . Sa date est : ceci est la porte de l’assistance de Dieu !
Année 1005.
L’année hégirienne 1005 a commencé le 25 août 1596 et fini le 13 août 1597. La caserne dont provient cette inscription était appelée la vieille caserne de janissaires jjdl Jo jta)
et aussi el foukaniya la supérieure, de sa position
relativement à une autre caserne con ligue. On voit qu’il n'est question que d’une porte dans l’épigraphe ci dessus. La caserne existait donc antérieurement aux travaux que rappelait ce docu-
ment. Deux inscriptions étaient placées sur cette porte: celle qui fait l’objet de celle notice et une inscription arabe, datée de 1047 (1637) et encore en place.
N° 45. Inscription arabe en relief ; trois lignes, plus la date ; type oriental bon. Espèce de fer à cheval ou de fronton évidé à sa base ; en marbre ; plus grande largeur : 0m93 ; hauteur prise au milieu : 0m53. — M. Albert Devoulx, Alger.
( Indications du livret , Inscription turque datée de 1174 (1760) et mentionnant Ali Pacha. Même provenance que le n° 44).
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L’abondance de celte fontaine est l'œuvre d’Ali Pacha.
O notre Souverain, fais que son entreprise soit récompensée! . • . Bois de son eau et lis la date.
Elle procure une vie heureuse ; c’est une boisson pure. Année mil cent soixante quatorze.
Quoiqu’en ait dit Berbrugger, celte inscription est bien arabe et non turque. La caserne où se trouvait placée la fontaine à laquelle appartenait cette plaque, est celle que j’ai mentionnée au n° 44. Quant à l’année 1174, elle a commencé le 13 août 1760 et Uni le 1er août 1761 .
N° 46. Inscription arabe en caractères creux remplis de plomb ; quatre lignes, dont deux au-dessus et deux au-dessous d’un sceau de Salomon (1) exécuté en creux rempli de plomb et ren*
(t) L’anneau de Salomon se compose de deux triangles entrecroisés. Voir la figure C du tableau que j’ai joint à mon article sur les Chiffres arabes , page 456 du tome 16 de la Revue africaine.
fermant un croissant ; type barbaresque, mauvais; mauvaise exécution. Plaque en marbre, mesurant 0ra65 de largeur sur 0m66 de hauteur. — M. Albert Devoulx, les Edifices religieux de l'ancien Alger, chapitre L, page 159. — Le même, Alger.
(Indications du livret. Inscription à lettres en plomb, relative à l’école fondée en 1125 (1713), par Ali Pacha et appelée msid djebbana Ali Pacha (école du cimetière d’Ali Pacha), près de l’Evêché. Cette école est démolie depuis plusieurs années).
Louange à Dieu ! A ordonné la construction de celle école . • . le prince considérable, le seigneur Ali Pacha, que Dieu l’assiste 1
Premiers jours du mois de safar de l’année 1125 .•.an mil cent vingt-cinq (Soit du 27 février au 8 mars 1713).
En ce qui concerne l’école dont provient cette inscription, je ne puis que renvoyer à la page 159 de mes Edifices religieux de l'ancien Alger.
N° 47. Inscription arabe en relief; quatre lignes ; type oriental; médiocre. Stèle en marbre ; largeur : 0u,40; hauteur (de la partie écrite) : 0m47. (Inédile).
(Indications du livret. Epitaphe en relief de Sliman, ancien khodjet el-khel (écrivain de la cavalerie), mort en 1216 (1801). Acheté.)
En l’année 1216.
Ceci est le'tombeau de celui auquel il a été fait miséricorde par la bonté
Du Vivant, du Subsistant, Sliman Kbodja,
Qui avait été khodjet el-khil.
Le Khodjet el-khil (écrivain aux chevaux) était un fonctionnaire ayant dans ses attributions les transports à faire pour les besoins de l'armée. Le tilre indiqué fautivement par Berbrugger (el-khel), signifierait écrivain du vinaigre , ce qui ne serait pas du tout la même chose. Quant à l'année 1216, elle a commencé le 14 mai 1801 et fini le 3 mai 1802.
N° 48. Inscription arabe en relief ; trois lignes, type oriental, médiocre. Plaque en marbre mesurant 0m33 de largeur sur 0m29 de bailleur. (M. Albert Devoulx. Alger).
(Indications du livret. Inscription en relief provenant d’une fontaine élevée, en 1218 (1803), par Moustapha Kheznadji Kazdali).
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A ordonné la construction de celle fontaine, pour suivre la voie des bienfaits
Et des bonnes œuvres, celui qui espère en lu clémence de son Souverain le Sauveur, son adorateur, le seigneur
Moustafa Kazedali, Kheznadji. Année 1218.
Le kheznadji, ou grand trésorier, était le plus élevé des dignitaires de la Régence. Comme son tilre l’indique, la principale de ses atlribulions était la direction de toutes les opérations financières. Il rendait la justice dans certains cas, et suppléait même, parfois le pacha, dans des affaires politiques, judiciaires, diplomatiques ou administratives.
L'année 1218, indiquée ci-dessus, a commencé le 23 avril 1803
et fini le 11 avril 1804. Les recherches que j’ai effectuées au sujet de la topographie de l’Alger turc m’ont permis de constater que la fontaine à laquelle appartenait cette inscription s’appelait du nom du quartier, Ain bab es-Souk (la fontaine de la porte du marché), et était située dans la rue du Soudan, près du cimetière dit djebbanet Ali pacha , à la hauteur de la rue Bruce actuelle. Cette fontaine est détruite depuis longtemps.
N° 49. Inscription turque en relief ; sept lignes; type oriental, médiocre. Plaque en marbre mesurant 0ra49 sur 0m49. (Inédite).
(Indications du livret. Inscription en relief relative à la grande fontaine de Médéa, bâtie par Ahmed khodja en 1238 (1822).
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Je traduis ainsi, d’après une version faite en arabe par feu Mohammed ben Otsman khodja.
Celui qui se consacre incessamment à de bonnes actions , Ahmed Khodja, a fait construire, dans sa munificence, cette grande fontaine et l’a fait couler. Que celui qui fait bâtir pour obtenir des actions de grâces, établisse une fontaine semblable à celle-ci. Son eau est comme du miel. Qu'au jour de la réunion du genre humain, l’Ami (Mahomet) intercède auprès du Maître (Dieu), pour
noire chef, dont il est question, et pour l’habitante de sademeure, la dame vertueuse. Que de constructions il a fait élever dans l’intention de se procurer le respect et les honneurs dans ce monde et dans l’autre 1 Grâces soient rendues au Bon (Dieu), qui lui a permis de terminer sa bâtisse, dont la date est (contenue dans les lettres suivantes): UU.U.J Année 1238.
D’après Mohammed ben Olsman khodja, les mots que je me suis borné à transcrire n'offrent aucun sens et renferment un chronogramme. Je laisse, bien entendu, à mon collaborateur la responsabilité de la première assertion. Quant à la seconde, je puis dire que, l’addition des lettres composant les mots inexplipliqués, ne m’a pas donné un résultat satisfaisant. L’année hégirienne 1238, heureusement indiquée en chiffres, est comprise entre le 18 septembre 1822 et le 6 septembre 1823. Le livret explicatif nous apprend, d’ailleurs, que cette inscription figurait sur la grande fontaine de Médéa.
N° 50. Inscription arabe en relief-, quatre lignes; bon type orienial. Plaque en marbre mesurant 0m31 de largeur sur 0m31 de hauteur. (Inédite).
(Indications du livret , page 139. Inscription en relief provenant de la mosquée du moulin de Sidi Mohammed Cherif, relative à des réparations faites en 1255 (1839) par Ali ben cn-Nedjar, chaouche de ce marabout. Donné par le dit chaouche).
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Celui qui a réparé celle mosquée, l’a fait pour mériter la satisfaction de Dieu,
Car Dieu n’abandonne point celui qui accomplit le bien.
Celui qui l'a réparée est Ali fils d’Alimed en-Nedjar (le menuisier), chaouche de Sidi Mohammed ech-Cherif (1).
Que Dieu lui donne en échange la récompense et la rétribution. Année 1255.
La mosquée dont il est question dans celte épigraphe est celle qui portait les noms de Mesdjed el-Hammamats et de Mesjed Abd Errahim, laquelle sise à l’angle des rues des Abdérahmes et Damfreville, a été démolie en 1850 et forme l’objet du § 1er du chapitre XCIII (page 246) de mes Édifices religieux de l'ancien Alger. La restauration rappelée était récente puisque l’année 1255 a commencé le 17 mars 1839 et fini le 4 mars 1840.
N° 51. Inscription arabe en relief ; sept lignes ; type oriental ; médiocre. Colonnette en marbre, avec turban de pacha; hauteur totale : 0™70 ; grosseur : 0m46 ; le turban a une hauteur de 0m23 et une circonférence de 0m90 ; la colonnette repose sur une base carrée, en marbre, mesurant 0ra35 sur 0m28, et ayant 0m29 d’épaisseur; la partie écrite a 0m45 de hauteur et 0m09 de largeur. (Inédite).
(Indications du livret , page 126. Mchahad ou stèle de pacha, ce qui se reconnaît à la forme du turban et à l’aigrette. On y lit la profession de foi musulmane en relief).
iii I
Il n’y a de dieu que Dieu. Mohammed est le prophète de Dieu. Que Dieu répande ses grâces sur lui et lui accorde le Salut !
(1) Etablissement religieux sis à Alger, à l’angle des rues Kléber et du Palmier.
N° 52. Inscription arabe en relief ; trois lignes ; type oriental ; médiocre. Stèle en marbre, cassée en deux tronçons ; hauteur : 0»*39 ; largeur: 0m215. (Inédite).
(Indications du livret , page 142. Pi'ofession de foi gravée en relief sur un mchahad ou stèle).
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Il n’y a de dieu que Dieu.
Mohammed est le prophète de Dieu.
Toute âme goûtera de la mort (1).
N° 53. Inscription arabe en relief ; détériorée ; quatre lignes, dont les trois dernières ont la même terminaison ; type oriental, bon. Stèle en marbre ; largeur : 033 ; hauteur (de la partie écrite) : 0ui39. (Inédite).
(Indications du livret , page 141. Profession de foi suivie d’une sentence religieuse, dont le sens est : « 0 toi qui t’arrêtes devant mon tombeau, ne t’étonne pas de mon destin : ce qui m’est arrivé hier t’arrivera demain. »)
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11 n’y a de dieu que Dieu, Mohammed est le prophète de Dieu.
0 loi qui t’arrêtes devant ma tombe,
ne t’étonne pas de ce qui m’est arrivé :
hier j’étais comme loi, demain tu deviendras comme moi.
(1) C’est-à-dire tout homme mourra. C’est un passage du Coran. Voir le n° 67,
N° 54 . Inscription arabe en relief ; huit lignes, dont six ont la même terminaison ; bordure en arabesques ; type barbaresque, médiocre; exécution médiocre; plaque en marbre, mesurant 0m50sur0m50. Cette tablette a été cassée en plusieurs morceaux; les deux principaux fragments ont été réunis et placés dans un cadre en bois, mais il y a plusieurs lacunes. (M. Albert Devoulx, Alger).
(Indications du livret , page 138. Partie supérieure gauche d’une inscription en relief, avec emploi de l’or, du rouge, du vert et du noir sur les arabesques, bordure, lettres et entre-lettres (1). Provenant de la mosquée de Sidi Abderrahman et-Tsalebi. Acquis d’un européen. Une autre partie de cette même inscription a été donnée plus tard par M. Serpolet, architecte voyer).
Cette inscription n'est autre chose que la copie épigraphique d’une pièce de vers composée à la louange de Sidi Abd Errahman el-Tsa’lbi, célèbre marabout, dans la chapelle duquel elle devait évidemment être placée avant de tomber entre les mains des modernes Vandales qui l’ont mutilée. J'ai pu combler les lacunes qu’elle présente en consultant une copie manuscrite de ce panégyrique (mad’h) qui est psalmodié souvent sur la tombe du saint ; cette copie, d’une date assez récente, est encadrée et suspendue près de la châsse. Il y a entre l’exemplaire sculpté et l’exemplaire manuscrit quelques variantes que je vais faire ressortir en donnant le texte de l’inscription.
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