‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 104 sur 190 · N I O • /////IS-FIL · texte numérisé non relu

N I O • /////IS-FIL

Les lettres ont 0 m. 16 de haut. Elles sont fort belles et très profondément gravées. Si nous devons en juger par ce qui nous en reste encore, celles de la dernière ligne étaient un peu plus petites que les autres, et ne dépassaient guère 0 m. 12.

Le fragment lui-même a dans sa plus grande largeur 0 m. 84 et dans sa hauteur moyenne 0 m. 64. Il est bien difficile de le restituer avec quelque certitude, mais nous ferons remarquer toutefois que les lettres IS ne nous indiquent pas forcément le génitif du nom « dont on trouve la forme dative à la première ligne ». Le prénom, ou plus rarement le surnom du père, par le génitif duquel s'exprimait la filiation, n'était pas toujours celui du fils, et d'ailleurs , le datif que nous donne la première ligne de notre texte ne se termine ni en CI, comme l'a cru M. de

Lessert, ni en CIO, comme on pourrait le supposer, mais en RIO, ce qui nous ferait, au nominatif, un nom rentrant dans la nombreuse catégorie de ceux qui sont terminés en ritis.

A la 3® ligne, nous verrions donc de préférence un génitif en ris. Il est probable que la filiation est exprimée non par le prénom, mais par le surnom du père mis au génitif . A moins que nous n'ayons affaire à quelque nom gaulois , ce qui n'aurait rien d'impossible, nous ne voyons pas, en efïet^ quel serait, parmi les prénoms usuels, celui qui pourrait donner au génitif la forme qui nous occupe. Du reste, lorsque la filiation s'exprimait au moyen d'un prénom, il était presque de règle que ce prénom fût écrit eii abrégé, et ce n'est pas ici le cas.

Contrairement encore à l'usage ordinaire, il y a lieu de remarquer enfin que le cognomen du défunt n'a pas été placé après l'expression de la filiation. La fin nous en est sûrement donnée par les quatre lettres OMO, et la 4® ligne ne paraît pas avoir contenu autre chose que les mots :

Her. EX • TEST •

Il se pourrait dès lors, que l'inscription complète se fût * présentée sous la forme suivante, mais on ne saurait évidemment pas l'affirmer :

. . valeRlO *

antONlO •

verterlS * FIL *

her ' EX • TEST •

... Vale]rio? [Ant]onio (1)? [Verter]is? fil{io). \Her(edes)] ex lest{amenlo).

A ... Valerius? Antonius?, fils de Verler?. Ses héritiers (lui ont fait élever ce tombeau) en exécution de son testament.

La date du i^"" siècle que M. de Lessert assigne à ce fragment, nous semble parfaitement convenir.

Au même endroit, dans l'épaisseur des fortifications galloromaines, on voit encore un cippe dont le musée des Antiquaires de l'Ouest ne possède que le moulage d'ailleurs incomplet (n° 77 du catalogue). Deux personnages — le mari et la femme — y sont représentés debout.

On ne distingue plus sur le fronton de ce cippe que quelques traces de lettres bien difficiles à déterminer.

Bibliographie : Clément Pallu de Lessert, Bull. Ant. 0., 1888, p. 447. — E. Espérandieu, Rev. poit., t. iv, 1888, p. 127.

(1; Parmi les noms terminés en i^ius on peut citer encore: Aburius, ArîHus, AHurius, Bahrius, Ciwiiis, Fii7'ius, Ligurius, etc. dont on a des exemples. Valerius était un des plus répandus. Les cognomina terminés en onius sont plus rares.

Musée des Antiquaires de l'Ouest,

« Petit fragment d'inscription provenant de Saint-Pierreles-Eglises près Chauvigny. Les lettres sont fort irrégulières et indiquent une basse époque. » (Ledain 6.)

Notre copie (voir pl. xxxvi, e) :

Les lettres ont 0 m. 07 de hauteur. Le fragment est incomplet de tous les côtés.

Bibliographie : Ledain 6, p. 13.

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