MONUMENT DE DIOCLÉTIEN, MAXIMIEN OU MAXENGE
Milliaire de Rom U
Ce milliaire, qui est aujourd'hui conservé au musée de Niort, a été découvert à Rom par M. Berthelé et signalé à la Société de Statistique des Deux-Sèvres dans la séance du 13 mars 1883. La copie suivante est empruntée aux Bulletins de cette société :
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« Une partie de la pierre, disait M. Berthelé, a été enlevée « dans le sens de la hauteur. Par suite de cette cassure l'inscrip- « lion est incomplète. «
Notre copie :
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Les lettres ont 0™05. La borne était une colonne circulaire de 35 centimètres de diamètre; le fragment que nous décrivons a 25 centimètres de haut.
Il est bien difficile de restituer sûrement les quelques lettres qui restent seules de l'inscription. 11 y a lieu de remarquer toutefois que la qualification de d[ominus) n[os(er) ne fut presque toujours donnée aux empereurs qu'à partir de Dioctétien. Dès lors, en dehors de Caraiisius, dont le nom ne s'est rencontré jusqu'ici que sur des monnaies, il ne nous parait pas possible d'attribuer le milliaire à d'autres princes qu'à Dioctétien luimême, ou à son collègue Maximien, ou enfin à leur successeur Maxence. Ce sont, en effet, les seuls empereurs du iv" et du v"* siècle qui ont porté le nom d'Aurelkis.
On pourrait alors songer à restituer, mais sans aucune certitude :
Uiomino) n(ostro] [imp[eralori)] M[arc6) Aure[lw Maximiano (?) p[io).. p[onti/ici) 'in[aximo) tribu]n[icia) p[otestate] c[onsuli) . . . .
A notre maître, à l'empereur Marc-Aurèle Maximien, pieux., souverain pontife, revêtu de la puissance tribunice, conul....
La date de l'inscription serait ainsi comprise dans les dernières années du troisième siècle ou les premières années du quatrième.
BiBLiOGRAPmE : Bull. D. Sèv.^ 1883, p. 249. — Revue Poitev. et Saint., t. IV, 1887-1888, p. 164.
Milliaire if) de CJiasseneuil
La découverte de ce milliaire (?) a été annoncée dans les termes suivants que nous empruntons au Bulletin, pour l'année 1886, de la Société archéologique de la Charente :
a Séance du iS janvier. — M. le Président (1) fait connaître « à ses collègues, qu'il y a quelques jours, étant à Ghasseneuil, (( on lui a montré une borne milliaire dont l'inscription a malce heureusement disparu presque tout entière lorsque cette pierre u a été taillée et creusée pour en faire un sarcophage. M. le « Président ajoute qu'après avoir étudié les quelques lettres « qui restent il fera part de ses conjectures à la compagnie.
« Séance du ^ juin. — M. le Président rappelle la communi- « cation qu'il a faite à la Société, dans une de ses précédentes
(1) M. Lièvre, aujourd'hui conservateur de la bibliothèque de Poitiers.
« séances, au suj(^t d'une borne milliaire trouvée dans un (( ancien cimetière, à Ghasseneuil. Il annonce que M. Audonnet, « auteur de celle découverle, vient de donner cette pierre au « musée [d'Angoulême]. »
« Le milliaire, — nous a dit M. Lièvre dans une correspon- « dance particulière, — a été rogné par le haut et retaillé pour « en faire un sarcophage d'enfant. Les quelques lettres qui sub- « sistent doivent appartenir à la dernière ligne. La borne est en « craie d'Angoulème, pleine de fossiles, qui se sont irrégulièrec( ment désagrégés, laissant des vides qui se confondent avec les « quelques caractères épargnés parle marteau et ajoutent à la « difficulté du déchiffrement (1) ».
On n'y distingue en effet que les deux lettres : M N, qui ne sauraient évidemment suffire pour conduire à quelque conclusion.
Bn3Li0GRAPHiE ! Bull. Arcli. Ch. y 1886, p. xxii et xlix.