‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 36 sur 190 · II II II · texte numérisé non relu

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Si rinscription, que nous n'avons pas vue, était réellement rédigée comme l'indique B. Fillon, elle contiendrait une anomalie que nous ne nous expliquerions guère: On sait qu'à partir de Commode le titre lV Auguste, pris par tous les empereurs comme cognomen, se trouve généralement précédé des surnoms de Plus Félix auxquels Garacalla, et ses successeurs, ajoutèrent celui cVInvictus. Or ici, l'ordre invariable dans lequel se présentent ces divers surnoms n'existerait pas, soit que l'on restituât: [i7ivic]to, f^elicï) Avg'usto), soit que l'on adoptât cettre autre lecture : [Taci]io f'dici) Aug[usto). Faudraitil en conclure que le lapicide s'est trompé? Cela nous paraît peu probable, et nous préférons croire à quel([ue faute de transcription. La lettre F doit plus vraisemblablement appartenir à la ligne précédente, où sa place est mieux indiquée, et les deux noms de Tacite ou de Tetricus pourraient entrer indifféremment dans la restitution de la partie mutilée du texte.

Toutefois, si nous remarquons que, sur les milliaires du musée de Niort, l'indication du pontificat de Tacite occupe seule la place correspondante à celle qui lui est assignée dans le fragment de Saint-Pierre-du-Chemin, nous croyons qu'il est possible de s'arrêter d'une façon plus sûre à la restitution qui suit:

imp. Caes.

M. Claudio T acito jno ¥cl. invic TO AVG l' M P p T 11

Po^ cos a

lin II II

[I'mp[eratori) Caes[arï) Mïarco) Claudio 7'aciio, pio] f[el[ici] invic]to, Aug(usto) ^ piontifici) maximo ^ p[atrï) p(atriae), triibunicia] 2)o[t(esiaie^ ^ co(n)s[uli) II (?)

A l'empereur César Marcus Claudius Tacite, pieux, heureux, invincible, Auguste, souverain pontife, père de la patrie, revêtu de la puissance tribunice, consul pour la seconde fois...

Il est bon de répéter encore cependant, (|ue, comme pour le précédent milliaire, nous ne saurions prétendre accorder à notre restitution le caractère absolu de justesse qu'elle ne peut évidemment pas revêtir.

Bibliographie : B. Fillon, Poitou et Vendée, 5^ livr., La Cliateigneraie, p. 12. — Congrès archéol. de France, 1864, Paris-Caen, 1865, in-8", p. 68. — Ledain, Epigr. rom., p. 76.

Nous n'indiquerons ici que pour mémoire un autre milliaire sur lequel nous reviendi ons plus tard. 11 est encastré dans l'an des murs de la crypte de Saint- Hilaire à Poitiers, et l'inscription qu'il porte se trouve presque complètement cachée par la maçonnerie. Le comité des travaux historiques ayant bien voulu nous autoriser à le faire dégager, nous le décrirons dans les Addenda qui termineront notre travail.

MONUMENT DE GALLTEN

Inscription, très probablement fausse, citée par de Beaumesnil.

Le Recueil de de Beaumesnil, que possède la Bibliothèque de Poitiers, contient, en fac-similé, la plupart des bornes milliaires qui existaient aux environs de Poitiers vers la fin du dernier siècle. Ce sont, en particulier, celles de Genon, de Sl-Pierre-les- Eglises et de Chauvigny, mais les transcriptions de leurs textes, faites sans commentaires, et le plus souvent avec peu de soin, sont loin de présenter tout l'intérêt qu'on pourrait en attendre.

De Beaumesnil donne, entre autres, le fac-similé d'une pierre qu'il décrit ainsi (voir pl. Y) :

« Colonne de marbre gris, veiné, longue de 4 pieds 8 poulces « sur 1 pied de diamètre, couchée en une cour sombre d'un des « cabarets ou auberge (^ic), qui, en 1747, occtipoient le terrain « où est aujourd'hui l'autel [sic) de la Bourdonnais. Cemonumeiit « suffit pour prouver que le bas-relief des 4 pilliers [sic) repré- (( sente Gallien :

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