C. Julius Cogidubnus, (musée de Saintes
On ignore le nom du troisième, (inscript, perdue de Lyon) (5).
Pour la Belgique :
Un médiomatrice (Metz) : [ ]Celeris f(ilius), (inscript, de Metz) (6).
Un nervien (Ba\ay près d'Avesnes) : L, Osidius (inscript, de Lyon, non
indiquée par le catal.) (7).
Deux sequanes (Besançon) : Q. Adginnius Martinus (inscript, perdue de Lyon) (8).
Q. Julius Severinus, (musée de Lyon, n** 114 du catal.).
Un suession (Soissons) : L. Cassius Melior (musée de Lyon, n* 115 du catal.).
Un Yiromanduen (Saint-Quentin) : L. Besius Superior^ (musée de Lyon, n° 116 du catal ).
Pour les Colonies et municipes compris dans les trois Gaules :
C. Julius Taurus, (musée de Lyon, n*^ 111 du catal.), et deux autres prêtres dont on ne connaît pas le nom.
(1) Aug. Bernard, p. 67.
(2) Champollion Figeac, Nouvelles recherches sur Uxellodunum, 1820, ia-4o p. 105. — Aug. Bernard, p, 68. — Congrès arch., 1865, p. 392.
(3) Gally, Catal. du musée archéol. du dép. de la Dordogne, Périgueux, 1862 in-So. p. 48.
(4) E7n. Espérandieu, Note sur les inscript, rom. récemment découvertes à Saintes, Melle, 1887, in-S», p. 11.
(5) Aug. Bernard, p. 76.
(6) Aug. Bernard, p. 77. Le même auteur croit qu'il est possible de restituer: C. Aucius Macrinus.
(7) De Boissieu, p. 114. — Aug. Bernard, p. 79.
(8) Aug. Bernard, p. 80.
Il résulte l'e celle liste que toutes les fractions de la Gai.le chevelue peuvent être considérées comme ayant eu leurs prèlres à l'autel des Très Galliae. Nous en conclurions assez volontiers, que, pour éviter des compétitions trop ardentes, l'élection du prêtre annuel devait être soumise à certaines lois.
A l'époque de de la Sauvag'ère l'arc de Saintes était déjà passablement endommagé :
« Les lettres, dit cet auteur, son!; si carriées par vétusté sur a les paremens où elles sont écrites, si remplies de crevasses d d'arbrisseaux, d'herbes à tige, de mousse et de toutes sortes « d'ordures entrelacées dans toutes ces pierres déjoinles et « pourries, qu'elies m'ont donné bien de la peine à décliiffrer « dans toute celle confusion où elles se trouvent et d'ailleurs où « elles sont fort élevées. J'en ai même abandonné quelques-unes, « dans l'impossibilité d'en venir à bout. » (1)
Mais depuis, que de vicissitudes le vieux monument n'a-t-il pas dû supporter !
Démoli en 1843 avec le vieux pont sur la Charente dans lequel il avait été encastré par l'architecte Blondel en 1GG5, sous le ministère de Colhert, la commission des monuments historiques décida, comme nous l'avons vu, de le transporter sur la terre ferme à quelque distance de là.
Les matériaux furent numérotés, et ce fut l'auteur de Colomba, Prosper Mérimée lui-même, qui fut chargé de diriger leur mise en place dans lanouvelle édilicalion. Malheureusement on ne sut pas résister assez à la tentation trop fréquente de remplacer, sans une nécessité absolue, les vieilles pierres par de nouvelles, et la dépense considérable qui fut faite (^), et que l'Etat dut supporter, ne servit guère qu'à faire perdre au monument la majeure partie du caractère antique qu'il avait jusque-là conservé.
Bibliographie : — Braunius.T/ieat. muncU, t. III. — Balleforêt, Cosmographie^ 1575, t. II, p. 171. — Elie Vf net, parag. 11 et 24. — Gracier, p. ccxxx, n" 5. — T/iéoet, Cosm. aniv. 1575, livre xiv, t. II, p. 516. — Alanus, De Santonum regione, 1598, réimprimé en 1888.— C/ienu, Arc/iceplscoporutn et Ep/scop. Galliae, 1621, f*^ 434.
— Blonde!^ Cours d'arc/iitecture, ch. xvi, p. 599. — Caylus, vu, pl. 85, — Veyrel, p. 10. — Mahadel, Hist. de l'Acad. des belles-lettres de Paris, 1718, t. III, p. 235. — Vieulle, Traité des élections, 1739, p. 155. — Dom Bernard de Mont faucon, Antiquité expliquée, Supplém. t. IV, p. 99. — De la S auvagère, p. 63. — Bourignon, p. 78.
— Chaudruc de Crazannes, p. 89. — Millin^ t. IV, p. 671. — Camille Bonnard, Panorama de l'Ouest, Nio rt, 1841, in-4 p. 22. —
{{). De la Sauvagére, p. 68.
(2). Près de 80.000 francs.
Masslou, p. 72. — Orelli-Henzen, n"^ 660 et 661. — Forestier, BuU. mon. t. X, p. 533, avec une planche. — Moaffiet, Bail, mon., t. XI, p. 18. — Wilmanns, n*' 885. — [Victor Vallein] Guide du voyageur à Saintes. La Rochelle 1841,ia-12, p. 95. — Abbé Lacurie, Monographie de Saintes (dans Rec. com. Arts, t.l, 1864, p. 296).— Audiat, p. 10. — Bunnell- Lewis, Archœologieal Journal, t. xliv, 1887, p. 164.
DÉDICACES A l'eMPEREUR CLAUDE.
Arènes de Saintes.
« Les travaux de déblaiement des arènes de Saintes, [exécutés « en 1881, après la visite du P. Camille de la Croix, mandé pour a examiner les constructions romaines du Coteau,] ont mis à « découvert quelques fragments d'inscriptions dont malheureu- « sèment il est impossible de former un sens. Voici ce qui, jus- « qu'à présent, a été trouvé :
t 1« LI B 0
« Ces trois groupes sont largement séparés les uns des autres ; « les trois premières lettres ont 18 centimètres, l'O, 16.
« 2° Un S de même dimension.
« 3° En lettres de 12 centimètres :
HIC ou HISLO....
« Cette dernière inscription parait tracée et non gravée,
« 4'' Enfin en lettres capitales de 14 centim. :
TI CLAVDI.
« Au dessous [sont] quelques traces de lettres incomplètes, c mutilées, qui avaient 16 centim. et dont il est difficile de tirer < un mot. Celles-ci se rapportent certainement à Tibère ou bien « à Claude, peut-être même à Néron, ce qui serait une date de « 14 de J.-C. à 54. Mais il faudrait prouver que cette inscription « a été faite pour les Arènes, et que ce n'est pas une pierre ap- € portée là et utilisée comme matériaux. Or Nicolas Alain c (voir Epigraphie santone, p. 9) affirme avoir vu aux Arènes
« des inscriptions qui prouvent leur construclion sous Gallien » (1)
AfNDRÉ] L[ÉTELIÉ].
Voici la copie que nous avons prise du quatrième fragment, dont un moulage est au musée de Saintes, (voir pl. xvni) :
1 1 GLAVI
Dans la séance du 14 décembre 1881 de la Société nationale des Antiquaires de France^ M. Héron de Villefosse a remarquablement commenté le quatrième des fragments d'inscriptions découverts aux arènes de Saintes la même année.
« Il est facile de se convaincre, dit-il, en examinant l'em- « preinle, que ce fragment appartenait aune inscription monu- « mentale. Les lettres de la première ligne ont deO m. 16 à 0 m. « 17 de hauteur; l'inscription a pu orner la frise d'un arc de « triomphe ou peut-être était-elle placée à la partie supérieure « du mur du podium, comme cela se voit aux arènes d'Àrles et « ailleurs. Il n'est pas douteux que le nom inscrit h la première « ligne ne soit celui de l'empereur Claude ; la forme des lettres « s'accorde parfaitement avec cette attribution
« On retrouve, [à la 2' ligne], le nom d'un des peuples d'Aquiflf taine voisin des Santones, celui des Petrucorii: PeTRucORL « Gela me parait suffisant pour croire que le fragment appar- « tient à la dédicace d'un monument élevé en l'honneur de « Glande par les peuples de l'Aquitaine. Les noms des autres « peuples étaient inscrits, dans un ordre qu'on ne peut établir, a à la suite de celui des Petrucorii. De sorte que le texte devait « se présenter ainsi :
TI GLAVD/o Drusif, Caes. Aug.Germànico peTRwcORI
« Les monuments épigraphiques du règne de Glande sont « nombreux. A Saintes, il n'est point étonnant de retrouver un « monument, puisque, dans cette même ville, il y avait déjà un « arc de triomphe portant les noms de Germanicus, son frère « ainé,et deDrusus son père. Le nom de Germanicus se retrouve « aussi' dans la dénomination d'une des stations de la voie ro- « maine de Saintes à Limoges. Tout cela indique un attache- « ment particulier des habitants de la contrée pour la gens
(1). Nous ferons remarquer, en passant, que cette affirmation de Nicolas Alain n'est rien moins que prouvée.
« Claudia. Il ne faut pas oublier que Claude était né à Lyon, « d'une manière fortuite, il est vrai ; mais c'est lui qui fit admet- « tre les Gaulois dans le Sénat romain. Cette inscription, dont il « ne nous reste qu'un fragment, a peut-être été gravée en l'an « 51, après les victoires de Bretagne, comme l'inscription de « l'arc de triomphe élevé à Rome en l'honneur de Claude. »
M. Audiatcite, dans \e Bulletin des Archives de Saint on ge (t. iv, p. 112), l'intéressant article que nous venons de reproduire, — et qui nous paraît concluant, — mais il n'en partage pas toutes les idées.
« Malgré la grande autorité de M. de Villefosse, dit-il, il faut « bien avouer que cette interprétation est un peu trop hypothéti- « que ; car elle s'appuie, non pas sur des lettres, mais sur des « fragments de lettres où M. de V. lit TR...ORI et M. Lafer- « rière SPI...OBI. D'ailleurs, où l'archéologue voit deux lettres « seulement, VC, il y a un espace pour trois au moins... »
Pour notre compte, il nous paraît certain cependant que la copie donnée par M. l'abbé Julien-Laferrière n'infirme pas la restitution proposée par M. de Villefosse. Si nous ne considérons en effet que la partie supérieure, seule existante, des lettres qui les composent, les deux lectures se présentent sous une forme semblable que nous donnons en fac-similé.
Bibliographie. A[ndré\ L\etelié\, Bail. Arc/i. S., t. ni, 1882, p. 216. — H. de Villefosse, Ball.Ant. K, 1881, p. 251— L. A\udcat\, Bull. Arch. 5., t. IV, 1883, p. 112 et 131. — Bull, ép/.g. de la Gaule, t. ii, 1882, p. 253.
Musée lapidaire de Saintes.
La dédicace suivante a été découverte à Saintes, dans le courant du mois de juin 1887, par jM. l'abbé Julien-Laferrière, chargé de la direction des fouilles entreprises dans la partie de l'ancien mur d'enceinte qui limite aunordle jardin de l'hôpital général. Elle est en deux fragments dont l'assemblage est facile.
jer fpagraent. — Sur un bloc de pierre ayant O'^SS de haut, 0"'77 de large et 0"'66 d'épaisseur et portant sur trois de ses faces latérales un couronnement formé par des moulures et un quart de rond ayant une saillie totale de 0"^23. on lit, en fort belles lettres de OHib très profondément gravées :