INSCRIPTION RELATIVE A HERCULE
Autel votif de la Gauhretière (Vendée).
Dans la première séance du 14 juin 1864, B. Fillon a signalé à ses confrères de la xxxr session du Congrès archéologique de France « deux inscriptions votives très importantes trouvées aux environs de la Gaubretière (Vendée), au commencement de ce siècle ». Le volume publié à l'occasion du congrès ne contient que la suivante reproduite en fac-similé (voir pl. iv) :
HERCVLI AVG F PRISCINVS FVLVMI F CRVND
B. Fillon n'en a pas donné la lecture.
Dans son travail sur le Château de Tiffauges, M. le docteur Mignen s'exprime ainsi, d'autre part :
(( Il existe dans la commune de la Gaubretière une métairie nommée Crûme, du nom du ruisseau qui la traverse. On trouva même, aux environs, un autel en pierre de Charente, portant l'inscription suivante relevée par René- Joseph Chalois^ homme de loi :
HERCVLI AVG F PRISCINVS FVLVIANI F CRVMD
(( Il faudrait y lire : HercuU Augusto F, Priscinus Fulviani Jllius Cvum dedicavit; le mot Crum indiquant la demeure de Priscinus. »
M. Ledain a cité ce texte dans son Epigraphie romaine du Poitou: (( Cette inscription votive, dit-il, a été découverte au commencement de ce siècle, près de la Gaubretière (Vendée). Il est regrettable que M. Fillon^ qui l'a signalée, n'ait pas donné de renseignements plus complets à son sujet. Nous la reproduisons telle qu'elle a été dessinée dans le volume du congrès dé
Fontenay. La lecture des deux premières lignes ne semble pas difficile :
« Herculi Augusto
(( Fulvinus Priscinus Fulvinujîlius
(( Mais le sens de la dernière ligne demeure obscur. » Il nous paraît, à notre avis, préférable de lire :
Herculi Augiusto). F[ulvianus?) Priscinus, Vulviani ((ilius)
A Hercule Auguste. Fulvianus Priscinus, fils de Fulvianus
Il se pourrait aussi que l'inscription votive, — peut-être mal transcrite par Benjamin Fillon — fût complétée par quelque formule analogue à celle généralement adoptée de v(otum) s(olvit) l(iberis) in(erito). Nous ne voyons pas en effet quelle serait la signification des lettres C R V N D qui la terminent.
D'après les renseignements qui nous ont été récemment transmis, les deux inscriptions de la Gaubretière doivent être considérées comme perdues.
Bibliographie : Congrès arch. de France, année 1864, Paris-Caen, 1865, in-S*', p. 68. — D*" Mignen , Le château de Tiffauges^ (apud Echos du Bocage vendéen, t. i, 1884, p. 139). — Ledain, Epigr. rom.^ p. H, (et dans Mém. Ant. 0., 1886, p. 151).