‹ Epigraphie romaine du Poitou & de la SaintongeChapitre 87 sur 190 · L. FVRIVS — L. FANI — MILL · texte numérisé non relu

L. FVRIVS — L. FANI — MILL

« Cette pierre était peut-être une des pierres milliaires destinées à désigner mille pas^ que les Romains étaient dans l'usage de placer de mille en mille sur les voies militaires, en partant

d'une colonne principale placée au milieu de la cité de laquelle on commençait à compter par mille la distance jusqu'aux cités voisines. La pierre d'Aulnay nous fait voir qu'en Poitou les Romains mesuraient les chemins non par lieues, mais par milles (1), mesure qui contenait 750 toises de Paris. Le nom de L. FURIUS qui y est gravé désigne peut-être celui qui eut la commission de faire planter cette pierre et toutes les autres sur la route de Saintes à Poitiers. Il est à présumer que ce Furius était de la famille d'un L. FURIUS CN. F. dont Samuel Veyrel rapporte une médaille dans ses Antiquités, p. 25. » (DoM FoNTENEAU, cité par Foucart.)

« Borne milliaire vue à Aulnay^ en place, par Dom Fonteneau. » (Desjardins.)

On lit d'autre part dans les comptes rendus de la séance du 11 mars 1885 de la Société nationale des Antiquailles de France :

« M. Héron de Villefosse communique le dessin d'une inscription romaine trouvée à Aulnay, l'antique Aunedonacum. Cette inscription, connue depuis longtemps, avait été prise pour une borne milliaire. C'est l'épitaphe d'un soldat de la xiv^ légion. Notre confrère doit ce dessin à l'obligeance de M. Berthelé, associé correspondant [de la Société] à Niort. L'inscription brisée à la partie inférieure^ se lit ainsi :

L • FVRIVS • L • F . ANI CREM • MILES • LEg

(( L(ucius) Furius, L{ucii) ^/{ilius), Ani{enst tribu), Crem{ona), miles leg{ionis) XIIII [gem{inae).... »

« Ce texte remonte au i^"" siècle de notre ère. C'est la troisième épitaphe de soldat trouvée à Aulnay.. . ».

La Revue poitevine et saintongeaise avait rendu compte de cette communication :

« [Dans la séance du 11 mars 1885 de la Société nationale des Antiquaires de France], M. Héron de Villefosse, est-il dit à la page 12 du tome n, [a communiqué] de la part de M. Berthelé, le fac-similé, dû au crayon de M. l'abbé Noguès, d'une inscription romaine trouvée au mois de février dans l'ancien cimetière d'Aulnay-de-Saintonge. Cette inscription, incomplète par suite de la cassure de la pierre^ a été provisoirement déposée sous l'une des arcades latérales de la façade de l'église d'Aulnay. Elle est ainsi conçue :

(1) Erreur. Cf., à ce sujet, ce que nous avons déjà dit à propos des i3orne$ railliaires, et particulièrement p. 23.

« L • FVRIVS • L • F . ANI CREM • MILES • LEg XIIII C )) (Berthelé.)

Le Bulletin des Ai^chives de Saintonge l'avait aussi signalée :

(( Au mois de février [1885], disait-elle, des ouvriers faisant un chemin derrière l'église d'Aunay, arrondissement de Saint-Jeand'Angély, ont rencontré, à 60 centimètres de profondeur^ une pierre posée horizontalement, et malheureusement cassée par le milieu. Notre confrère, M. Louis Giraudias, nous en adresse un croquis. On y lit, en fort beaux caractères^ qui sont probablement du i^"^ siècle de l'ère chrétienne , ce fragment d'inscription dont l'importance n'échappera à personne :

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