‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 165 sur 217 · QVE . MEA · texte numérisé non relu

QVE . MEA

A MARITO

« D{us) m{anibus). H{u)ic loco corpus meiim ig ne crematum ossaqae tnea a mariio [condita siint, ou s/to, ou deposùa]. »

Ce texte est aussi cité par M. Audiat qui le traduit ainsi :

« Dus Manibus. HIC (pour HOC) LOCO CORPVS MEVM IGNJE (pour IGNE) CREMATUM, OSVA (pour OSSA) QUE MEA A MARITO (condita suni.)

« Aux dieux Mânes. En ce lieu mon corps brûlé par le feu et mes os (ont été placés) /)a/' mon mari.

A rencontre de nos prédécesseurs , nous ne pensons pas qu'il ait jamais existé. Veyrel ne l'a pas inventé peut-être,

mais quelque contemporain peut fort bien lui en avoir fourni la copie.

BiBLiooRAPuiE : Veyrel, p. 11. — De la Sauvagùre, p. 126.— Bûiu'igiion, \). 50. — Audiat, p. 62.

Inscriptions perdues attribuées à Poitiers.

<( Marbre blanc de 17 pouces 4 lignes. C'est un cube qui aparennnent (sic) portoit une Urne au trésor Saint-Hilaire. Il (1) m'en imposoit â cet égard tant sur les précédons que sur le suivant, car il les avaient (sic) acquis et les a emportés (2) •

•D-M • OPPIDIO COSSA-I- F • OPP • OPPIDIA COSSA-E FL • PRE MIL • PO SIG • IR OPPID COSSIVS POSVIT D • P • ffi

[Groupe obscène de quatre persoiinayes.]

(DE BeaUMESNU..)

(1) Sans Joule le secroUirc de M. de Heriier, iiileiidaiU du Foilou

(2) Celle deruière phrase de Beauiuesnd esl d'une écnlure plus récenle.

M. Ledain a cité cette inscription dans son Epigraphie romaine du Poitou.

(( L'exactitude de la copie [de Beaumesnil] peut-être mise en doutOj dit-il, comme toutes celles laissées par ce chercheur, cjui a rendu, malgré tout, des services réels. Aussi ne cherchonsnous pas à en donner une lecture qui serait douteuse comme la copie; mais nous ne voyons pas de motif d'en suspecter l'authenticité. L'inscription mentionne un prcqfectus militum qui différait, on le sait, du prœjèctus legionis, car, au v*" siècle, la préfecture était une subdivision de la légion. Cette particularité en fixerait la date. »

Plus sceptique que notre érudit confrère, nous rejetons absolument ce texte. A défaut d'autres raisons, le groupe obscène, dont il est question plus haut, suffirait pour nous le rendre suspect (1).

(Ij M. i'abbé Lecler a publié dans les Bulletins de la Société archéologique du Limousin, t. xix. 18G9, pp. 27 à 30. louLe une élude très imporlaule sur Beaumesnil. Nous en extrayons ce ({ui suit :

« Beaumesnil niourul âgé de 80 ans : sa veuve, qui ne lui survécut que six

mois, fil M. de l'tJpiiie son légataire universel, lequel, à son tour, légua tous les manuscrits de Beaumesnil à M. Rulîn, son parent. (Tripon, Hisl. monument, du Limousin, 1837.)

« Il est toujours pénible sans doute de faire le procès de ceux qui ne sont

plus, mais la vérité réclame une rectification, ensuite il est bon que l'on sache la valeur de ces documents où phisieurs ont largement puisé. Je ne veux pas contester l'habilelé de Beaume'^nil comme dessinateur : mais chez lui le manque d'exactitude fait bientôt oublier celte (pialité. J'ai été étrangement surpris, en examinant quelques-uns de ses dessins, de trouver lotaiemeut défigurés des monuments que j'avais moi-même conscieusement étudiés : j'ai même remarqué qu'il n'a pas été embarrassé pour inventer en partie ceux que nous possédons encore, tel que le fanal de Rançon. Mais on ne saurait dire où il y a le plus d'invention, dans ses dessins ou dans ses cahiers. Presque tous les auteurs sérieux le trouvent en défaut.

« M. Lecoinlre- Dupont dit qu'il faut se défier des assertions de cet antiquaire, elles sont presque toujours liasardées et dangereuses. [Congrès scientifique de Limoges, t. i, p 272 )

« M. Maurice Ardant n'ose pas faire mention de la fameuse médaille gauloise de Seilulix, chef des Lemovices au temps de la conquête de César, médaille que peut-être personne n'a vue, et que sans doute Beaimiesnil a cru voir. Il avoue encore (jue la méfiance envers c^t homme est légitime (Ibid.)

« M. Mérimée n'a pu s'empêcher de remarquer l'immodestie de ses inventions. [Voyage en Lim. et en Aiwei-g.. p. 101.)

« M. Marvaud, dans son Histoire du Bas-Limousin, le trouve en défaut ilaus la visite qu'il a faite à Turenne, (t. i, p. 86.)

« M. Allou ... faii remarquer que souvent Beaumesnil indique dans un cahier, le même objet trouvé à l'évèché [de Limoges|. qui. il'après un antre cahier, aurait été trouvé dans un aulre endroit île la ville. [Descript. des mon. de ta H aule- Vienne, p. 75, notes).

Les lignes suivantes ont été publiées enfin par l'abbé Texier, [Manuel d'épigrnphie. et recueil des inscriptions du Limousin, pp. 91 et 92, (extrait des Mem. Anl. 0.. 1850)] :

« ... Beaumesnil, sous le rapport de la science et de la conscience, laisse beaucoup à désirer; ses nombreux manuscrits en font foi. Pour lui, tous les fanaux

Bibliographie: De Beaumesnil, Rec. man., p. 19. — Ledain, Epigr. rom., p. 28, (et dans Mém. Ant. 0., 1886, p. 168).

« Bas-relief de marbre de la figure d'une pierre, haut de 8 poulces 2 lignes, sur 4 pieds 9 poulces de long, épais de 22 lignes, appartenant au secrétaire de Monsieur de Berrier, [intendant du Poitou], trouvé en fouillant les fondemens d'une maison rue de la Tranchée, aujourd'hui des Gilliers [lors de la création de la promenade] :

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