‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 166 sur 217 · N • HN S · texte numérisé non relu

N • HN S

[R et E liés] ^[H et N liés]

(DE Beaumesnil.)

« Bas-relief de marbre trouvé dans les fondations d'une maison de larue de la Tranchée, et par conséquent sur le bord de l'ancienne voie D'un côté sont l'aspergile, asjjersorium

chrétiens sont des temples de Pluton, tous les modillons des églises romanes ont une origine druidique.

« Comédien de profession, pourrions-nous dire, il jouait les savants comme les pères nobles. Il se crut obligé de gagner la pension de 1500 livresque lui avait fait obtenir l'Académie des Inscriptions, en fabriquant toute sorte d'antiquités. // avait un goût particulier pour les obscérrités, et son crayon infidèle en créa da si dégoûtantes, qu'il a réussi à calomnier même les mœurs du paganisme. « Il en voit

« partout, et toujours dans les monuments détruits. (Mérimée, ouv. cité. p. 101. ))•

L'abbé Texier prend ensuite Beaumesnil en flagrant délit de contradiction avec lui-même, et rappelle qu'il a cité dans ses Recueils, comme ayant été découverte dans les fouilles de l'évêché de Limoges, en 1758. une inscription — assez insignifiante d'ailleurs, — qu'un deuxième dessin, destiné à l'Académie celui-là, donne comme vue par lui en 1747, « près du jardin des Dames de la Providence. »

Pour compléter ce qui précède, nous pourrions multiplier les citations, et signaler de même à l'attention publique les dessins ignobles qui salissent les pages du Recueil manuscrit que possède la bibliothèque de Poitiers. Il nous paraît inutile de le faire, car nous en avons assez dit déjà pour que le doute ne soit plus possible sur le mépris absolu que doivent inspirer de telles œuvres. Pour nous, notre opinion à ce sujet était faite depuis longtemps, bien avant la flétrissure que lui ont infligéi'les rédacteurs du tome xii du Corpus des Inscriptions latines, (p. 82), mais nous n'en avons pas moins tenu à citer presque in-extenso la note de M. Lecler, parce qu'il nous semble que dans le Poitou, trop d'érudils encore paraissent disposés à accorder dans leurs écrits plus de créance qu'elles n'en méritent aux assertions du comédien Beaumesnil.

lustrica, goupillon destiné à asperger avec le sang des victimes ou avec une eau que l'on nommait lustrale...; de l'autre côté, une patère et un simpulam ou simpuriwn , vaisseau à long manche, ... et un préfericale. L'inscription qui est au milieu porte :

« D. M. Diis matiibas Julius Revillius , Publii Revillii, filius, patri pientissimo ou. patri posuit ne hereclem sequatur.

« Julius Revillius, fils de Publius Revillius, â son père très pieux, ou : a posé ce monument à son père; que ce sépulcre ne passe point â l'héritier.

« Revillius était enseveli dans une terre étrangère; l'héritier acquérait le sépulcre , pouvait le vendre avec la terre, y mêler ses cendres , le détruire, soit de fait, soit â défaut d'entretien ; désormais il demeurera intact, debout et respecté comme chose religieuse. » (de la Fontenelle et l'abbé Gireault) (1).

Ce texte a été lu ainsi par M. Ledain :

« Diis Manibus. Julius Revillius^ Publii Revillii Jîlias , patri posuit. Ne hereclem sequatur.

« Le cartouche qui contient l'inscription était accompagné â droite et â gauche, dit notre confrère, de sculptures représentant d'un côté un aspersorium et un simpulum, de l'autre côté un pj^e/éricukun et une patère. L'original, qui a disparu, avait été dessiné par Beaumesnil, puis a été publié par Thiollet. »

Pour notre compte — et comme pour la précédente inscription, — nous n'avons qu'une confiance très limitée en l'authenticité de ce nouveau texte que seul de Beaumesnil paraît avoir connu. La manière dont la filiation de Julius Revillius est exprimée, la formule possible mais peu habituelle P.P.N'H N S qui ne pourrait se traduire que par p{ropria) p(ecutiia) n{umeravit); li{eredenL) /i{o/i) s{equitur), nous paraissent suffisantes pour le faire rejeter.

Bibliographie: Beaumesnil, Ikc. manusc, pp. 64 et 93. — Thiollet, Antiq.etc, Paris, 1823, in-folio, p. 18 et pi. 5. (Reproduction du dessin de Beaumesnil.) — Ledain, Epigr. romaine, p. 33, et dans Mém. Ant. 0., 1880, p. 173. — Collection de dessins des Ant. de l'O., carton 3. (Autre reproduction du dessin de Beaumesnil.)

(1) L'ouvrage que nous venons de citer n'a jamais été lerminé. Il a pour titre : « Anliquiiés monumtms et vues piltorcsques du Hniii-l'oilou, dessinés par M. Thiollet, avec un texte historique rt descriptif par MM. les conservateurs des départements de la Vienne et de la Vendée. » Le texte, qui ne comprend que 24 pages, esi dû à de la Fontenelle de Vaudoré et l'abbé GibeauU.

« Fragment de pierre haut d'environ 21 poulces sur presque autant de large, épais de 9 ou 10 poulces, qui parait être le reste d'un ARE sepulchral :

« MPHILII • PO

VMqriILVS FILI (/ et I; I et L liés) ISCANIVS LIB- {I et B liés) NE MERENTI {NetE; MetE; E, Net Tliés)

PIENTISSIMO • P {E, Net T; I et M liés)

(de Beaumesnil, voir notre pi. viii.)

«... Autre fragment d'environ 21 pouces carrés :

Diis manibus Pamphili posait Pamphilitts, Iscanius libertus patrono bene merenti et pientissimo patroni. »

(de la Fontenelle et l'abbé Gibeault.)

« [Inscription provenant] des fouilles exécutées dans le sol des Gilliers, sur lequel fut élevée la promenade actuelle de Blossac, à Poitiers :

(( MPHILII • PO Pamphilii

AMPHILVS FILI Pamphilusjilius

ISCANIVS LIB. Iscanius libenier

E MERENTI Bene merenti

PIENTISSIMO • P • Pientissimo posait »

(de Longuemar. « D'après le fac-similo de dom Fonteneau. »)

« Cette inscription était gravée sur un fragment de pierre découvert aux Gilliers de Poitiers, lors de l'établissement de la promenade par M. de Blossac, en 1770. L'original a disparu. Beaumesnil l'avait dessinée. Thiollet l'a publiée, p. 18^ pi. v. {Antiquités da liaat Poitoa). M. de Longuemar l'a aussi publiée dans VEpigraphie da haut Poitou...

« Lecture :

« {Dis manibus) Pamphilii Potiti Pamphilus Jilius et Viscanius libertus bene merenti pientissimo posuerunt. »

(Ledain, Epigr. i^om.)

Pour des raisons que nous avons déjà fait connaître nous ne citerons encore que pour mémoire ce nouveau texte de Beaumesnil.

Bibliographie: Beaumesnil, Rec. manusc, pp. 62 et 92. —

Thiollet, Antiquités, etc., p. 18 et pi. 5. (Reproduction du dessin de Beaumesnil). — De Longuemar, p. 144. — Ledain, Epigr. rom., p. 34, (et dans Mém. Ant. O., 1886, p. 174j. — Coll. de dessins de la Soc. des Ant. de l'O., cartons 1 et 3. JAutres reproductions, l'une au crayon, l'autre au lavis, du dessin de Beaumesnil.)

« Autel sepulchral, haut de 21 poulces sur 2 pieds 9 poulces de large et 16 poulces d'épaisseur , trouvé près de Saint-Jean , dessiné en 1747. Et qui appartenait au même propriétaire, c'està-dire à une personne attachée [comme secrétaire] à Monsieur de Berrier alors intendant de Poitiers.

L CAECILIVS ARNIVS

P CAE FiL VAM POS'TVS

CVRAVERVNT PECVNIA SVA

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