‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 167 sur 217 · PRO LV)IS · texte numérisé non relu

PRO LV)IS

(de Beaumesnil.)

« Cette pierre sépulchrale se voyait encore aux environs de l'éghse [Saint-JeanJ en 1747. » (Biblioth. de Poitiers, InscHpt. et monum. Voir notre pi. vu) (1).

« Ces inscriptions , que l'on voyait encore à la fin du siècle dernier , aux abords du temple Saint-Jean de Poitiers , ont depuis disparu. Le fac-similé en a été conservé dans les cartons de dom Fonteneau. Elles sont, l'une et l'autre, en capitales carrées avec enclaves, adossements et accouplements de lettres des meilleurs temps de Fépigraphie :

L- CAECILIVS TARINIVS P • CAE • FIL- VIAM POSITVS CVRAVERVNT PECVNIA SVA PRO LVDIS

(( Ces inscriptions, soumises a M. le général Creuly, lui ont paru avoir subi des altérations qui les rendent obscures et les font sortir des règles ordinaires de Fépigraphie. »

(de Longuemar.) (1) Le même fac-similé se trouve reproduit deux fois dans ce manuscrit.

« Le cippc sur leciuel est gravée cette ëpitaphe se voyait aux environs de l'église Saint-Jean, ii Poitiers, en 1747. Il a disparu, mais dom Font^eneau (1) en a recueilli l'inscription, publiée depuis par M. de Longueniar, qui ne nous semble pas l'avoir comprise d'une façon très nette.

« L'expression finale pro ladis donne la raison de l'érection du monument funèbre. C'est en reconnaissance des jeux publics donnés au peuple par Atai inius que le monument lui est dédié. On trouve dans Wilmanns plusieurs exemples de semblables épitaplies rappelant avec éloge les jeux, combats de gladiateurs, munificences et largesses de toutes sortes données par le défunt au profit du public ou d'une corporation.

« L'expression viam positus doit signifier que le tombeau d'Atarinius était situé sur le bord d'une voie.

M Dis manibus

Lucius Cœcilius Atarinàis, Publii CœciliiJîUas viam positus Curaverunt pecunta sua Pro ludis.

« Il semble qu'il y ait dans ce texte, dont l'original est perdu, une lacune d'une ligne oi^i devaient être inscrits les noms de ceux qui élevèrent le monument à leurs frais, en reconnaissance des jeux. » (Ledain, Epigr. rom.)

Nous n'avons pas en l'authenticité de ce texte toute la confiance que M. Ledain parait posséder. Il est assurément bien difficile d'établir aujourd'hui, d'une façon indéniable, que de Beaumesnil en fut l'inventeur, mais il existe de grandes présomptions contre lui. Nous nous bornerons donc à signaler la copie qui précède à ceux qui plus experts que nous-même se croiront en état d'en juger la valeur.

BiBLiOGRAPuiE : Beauiîiesnil, p. Gl. — Bibliot. de Poitiers, Inscript, et mon. (ms. sans pagin.). — De Longuemar, p. 145. — Ledain, Epi(ii\ rom., p. 27 (et dans Mém. Ant. O., 1886, p. 167.) — Coll. de dessins, de la Soc. des Ant. de l'Ouest, carton 3 (reproduction au lavis du dessin de Beaumesnil).

(Il Nous avons déjà dit ailleurs que le manuscrit de la bibliothèque de Poitiers n'éLait pus l'œiure exclusive de dom Fonleneau. Il est même probable que le savant bénédictin n'a jamais collaboré à sa rédaction.

« Fragment d'un tombeau en pierre d'un pied 8 pouces de longsur 11 pouces de large et 8 d'épais [découvert, en avril 1752, lors de la création du parc de Blossacj :

« DM

FORTIONIO jVARIFELICIS

HPTO »

{Bibl. de Poitiers.)

M. Ledain a proposé de lire, à la dernière ligne : (( Hères ponendum tumulum curavit, ou : hicposuit tuaossa, ou hères postât tua ossa » .

A notre point de vue, cette épitaphe ne doit inspirer qu'une . médiocre confiance. Sans la donner positivement comme fausse, nous ne pouvons que faire de très grandes réserves à son sujet.

Le dessin que nous avons vu, — et que nous reproduisons en fac-similé planche xi, — nous parait avoir été fait par Beaumesnil.

Bibliographie : Bibl. de Poitiers, Liasse des objets trouvés à Blossac, 4" pi., n" 17, (dans Inscript, et monum., ms. sans pagin.). — Ledain, Epigr. rom., p. 34, (et dans Mém. Ant. O., 1886, p. 175).

Musée de la ville de Poitiers.

153 bis.

« Pavé romain en pierre dtire polie, sur lequel est gravée à la pointe, en caractères rustiques, l'inscription que voici, à laquelle il est difficile d'assigner un sens. La provenance équivoque de cette inscription fait naître des doutes sur son authenticité.

« Hauteur, 0 m. 13, longueur, 0 m. 19.

« SN ASCIA TVRIAS PRITOI LV LU DVRVINNV IIDIA

SII ASCIA TONOS • ACAV XX NI »

(Brouillet.) Bibliographie: Brouillet, p. 301.

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