‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 54 sur 217 · INSCRIPTION CELTIQUE DU VIEUX-POITIERS · texte numérisé non relu

INSCRIPTION CELTIQUE DU VIEUX-POITIERS

Uinscription celtique que nous allons étudier se lit au Vieux- Poitiers (1), près de Cenon, sur un grand bloc de pierre, — menhir ou peulven, — planté verticalement dans le sol. Dom Fonteneau, de Beaumesnil, Bourignon^ Siauve, delà Massardière, de Crazannes, Pictet, l'abbé Auber^ M. Ledain et beaucoup d'autres savants encore l'ont publiée â diverses reprises.

Une des plus anciennes copies est la suivante :

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Elle est contenue dans le manuscrit qui passe pour faire suite au travail de dom Fonteneau (2).

(1) Nous ne savons pas au juste pour quelles causes les ruines que nous avons eu l'occasion de ciler à diverses reprises déjà, portent ce nom de Vieux-Poitiers, que rien ^eju^tl^Ie, mais nous connaissons une autre appellation, tout aussi fausse, nous autorisant à du'e sans doute qu'il faut attribuer celle-là comme celle-ci à quelque ignorante comparaison des habitants du pays. 11 existe dans le département de l'Aveyion, sur les arides plateaux des Causses, des énormes étendues de rochers aux formes parfois les plus fantastiques, que les montagnards des régions voisines ne connaissent que sous le nom de Montpellier-le- Vieux. Pour ces montagnards , tous ces entassements de rochers, qui leur donriai^-nt l'image d'une immense cité disparue, devaient nécessairement recevoir le nom de la seule grande ville moderne que quelques-uns d'entre eux connaissaient.

Il a dû en être incontestablement de même pour les ruines du Vieux-Poitiers, Beaucoup plus étendues jadis que de nos jours, ces ruines étaient mieux comparables à quelque importante ville, et la capitale du Poitou devait nécessairement venir la première à l'esprit des riverains du Clain.

(2) Le même recueil contient encore deux dessins à la plume, très inexacts, représentant une élévation du menhir.

On lit au-dessous :

« Nonis Septembris annos mdgglxxxvi.

(( Cette pierre qui couvre des ossemens, monument de la piété et de la force des Gaulois, consacr'ée à un éternel repos ayant été renversée, M.M. (.svc) Charles d'Appellevoisin, marquis de la Roche-du-Maine, l'a relevée le 5 septembre 1786. »

Et plus bas :

« Cette pierre, qui serait au Vieux-Poitiers, a 16 pieds de haut, 4 pieds 8 pouces de long dans sa base, et 1 pied 9 pouces dans sa plus faible épaisseur. »

Les copies postérieures qui se distinguent par c|uelque caractère particulier sont ainsi conçues :

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