‹ Épigraphie romaine du Poitou [et] de la SaintongeChapitre 55 sur 217 · R^TIN...BR1VAI0M · texte numérisé non relu

R^TIN...BR1VAI0M

FROMVN. TAREE... No

lEVRV

« Rselino Brivato defuncto, militl, frumentario (1), Tarbellhio, Jeuru {posuit monumentum) .

« A la mémoire de Relinus Brivatiis, soldat, munitionnaire des vivres, originaire de Tarbes, Jeuru a fait élever ce monument. »

(BOURIGNON

b « RATN •••• BRIVATOM FRONT V

TARBEZIANO TEURU »

(Cochon, préfet de la Vienne.)

(( RATN BRIVATIOM FRONTV . TARBELI... NO lEVRV

Avec les trois interprétations suivantes :

DIS MANIBVS

REQVIETORIVM AETERNVM BRIVATIO

FRONTV TARBELINO

lEVRV

(1) Bourignon a commis une erreur certaine en lisant, comme l'a fait plus lard de Grazaniies, frumenlarius au lieu de Fronlu. lies frumenlarii, qui se trouvaient presque tous k Rome, n'étaient autres que des sergents de ville tirant leur nom

REQVIETORIVM AETERNVM BRTVATIO . M

FRONTV TARBELINO

lE^^RV .

REQVIETORIVM AETERNVM BRIVATIO MILITI

FRONTVARIO TARBELINO

lEVRV.

« 1 — Aux dieux mânes. Monument de repos éternel consacré à Brivatius Frontu de Dax par Jeuru.

« 2 — Jeuru a consacré ce monument d'un éternel repos à M. Brivatius Frontu natif de Dax.

« 3 — Jeuru a consacré ce monument d'un éternel repos à Brivatius, soldat velite, originaire de Dax. » (Siauve.)

d « RATN BRIVATIOM FRONTV. TARBEL///No;3

lEVRV »

(De la Massardière.) (V. pi. xv le fac-similé de cette copie.)

« RATNOB... RIATIOM

FROM V . . . TARBELL ... NO

lEVRV

« Ratino BrivaUo milili fromentario (pour frumentario) legionis quinque, Tarbellino Jeuru.

« A Ratinus Brivatius, soldat frumentaire de la 5® légion, Tarbellien ou natif du pays des Tarbelliens, monument élevé par Jeuru. »

(de Crazannes. — Lecture empruntée à Bottin.)

/ « Ce texte doit se lire :

« Pro'pugnaculum pontili'um Frontu Tarbelsonios fecit,

(( Pontilhim étant le génitif pluriel de l'adjectif poiitilis; Frontu (pour FrotitB) Tarbelsonios (à la voix de taureau) aurait dès lors fait construire un ouvrage défensif en avant d'un pont supposé près de la, sur le Clain. »

(PiGTET.)

de la ration { frumenlum) qui leur était accordée ; il n'en existait jias dans l'armée, et il faut bien se garder de les confondre avec les agents administratifs, dispensatores a frumento, qui étaient chargés de l'approvisionnement des légions.

« RATN BRIVATIOM

FRONTV TAREE ISONIOS

lEVRV ))

(Ledain. Epigraph. roni.)

Pour M. Pictet, le terme leuru n'avait pas d'autre signification quefecit. A l'appui de cette hypothèse ce savant citait une inscription gallo-romaine qui venait d'être découverte dans la Creuse, près de Marsac.

Elle était ainsi conçue :

SACER PEROCO lEVRV D^^ORI CO V . S . L . M . (1)

Et il la lisait :

« Sacer Peroco (gaulois romanisé) fecit porlicum, v[otum) s[olml) l{ibens) m{erito) (2) ».

L'abbé Auber (3) et de Longuemar (4) ont plus tard traduit de même ce mot gaulois ; mais M. Mowat ne l'a pas compris ainsi. Pour ce savant on ne peut attribuer â leura que le sens de consecravit. Cette hypothèse est d'ailleurs émise avec d'autant plus de force que ce mot se trouve gravé à la pointe sur une patère votive en bronze trouvée â Couchey , près de Dijon (5), où il ne peut exprimer évidemment que l'idée d'une consécration.

(1) Lull. des Ant. de Fr , 18G5, p. 115. — Congrès arch. de Guéret- 1865, p. 478. — Revue archéol, 1866, p. 214.

(2) Revue archéol , 1866, pp. 136 et 214; 1867, p. 397.

(3) Mélanges de poésie, d'histoire, d'archéologie et de littérature. Poitiers, in-8°, t. III, p, 241.

(4) Bull, des Ant- de l'O., t. vu, p. 303. Antérieurement à cette date, de Longuemar avait parlé du meniiir du Vieux-Poilier.s dans un roman historique (?) dont les gravures n'ont aucinie valeur. Dans cet ouvrage, qui a pour titre : Chroniques et légendes populaires du Poitou, des Gaulois à l'an 1000, se trouve un grossier dessin du menhir et la copie suivante du texte celtique :

RATN • D • BRIVATIo • M • FRONTV ■ TARBELLINo lEVRV.

Le dessin a été reproduit par M. de Gliergé dans la 2" édition de son Guide du voyageur à Poitiers. Le monument est ijualirié de « menhir grossier, couvert d'une inscrij^lion latine tracée parla main du peuple vainqueur [les Romains], et léguée

aux sphinx de l'avenir. » On n'est pas plus emphatique et peut-être plus

inexact!

(5) Journal l'Univers, n°du 14 juin 1853. — Mowat, Notice épigr. etc., p. 110.

Voici du reste le texte gaulois qui se lit sur cette patère :

DOIROS SEGOMARI lEVRV. ALISANV.

M. Mowat l'interprète :

« Doiros, fils (ou affranchi) de Segomaros a consacré ? {cet objet) à Alisanus. »

Une autre inscription, découverte à Alise-Sainte-Reine, contient aussi le même mot (1) :

MARTIALIS DANNOTl^i lEVRV. VCVETE . SOSN CELICNON . ETIC GOBEDRI . DVGIIoNIsIo •VCVETIN .

IN ////// ALISIIA

On en connaît enfin deux autres exemples. Le premier est celui d'une inscription votive aujourd'hui perdue. Elle existait au moyen âge, près de Ne vers (2).

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