R^TIN...BR1VAI0M
FROMVN. TAREE... No
lEVRV
« Rselino Brivato defuncto, militl, frumentario (1), Tarbellhio, Jeuru {posuit monumentum) .
« A la mémoire de Relinus Brivatiis, soldat, munitionnaire des vivres, originaire de Tarbes, Jeuru a fait élever ce monument. »
(BOURIGNON
b « RATN •••• BRIVATOM FRONT V
TARBEZIANO TEURU »
(Cochon, préfet de la Vienne.)
(( RATN BRIVATIOM FRONTV . TARBELI... NO lEVRV
Avec les trois interprétations suivantes :
DIS MANIBVS
REQVIETORIVM AETERNVM BRIVATIO
FRONTV TARBELINO
lEVRV
(1) Bourignon a commis une erreur certaine en lisant, comme l'a fait plus lard de Grazaniies, frumenlarius au lieu de Fronlu. lies frumenlarii, qui se trouvaient presque tous k Rome, n'étaient autres que des sergents de ville tirant leur nom
REQVIETORIVM AETERNVM BRTVATIO . M
FRONTV TARBELINO
lE^^RV .
REQVIETORIVM AETERNVM BRIVATIO MILITI
FRONTVARIO TARBELINO
lEVRV.
« 1 — Aux dieux mânes. Monument de repos éternel consacré à Brivatius Frontu de Dax par Jeuru.
« 2 — Jeuru a consacré ce monument d'un éternel repos à M. Brivatius Frontu natif de Dax.
« 3 — Jeuru a consacré ce monument d'un éternel repos à Brivatius, soldat velite, originaire de Dax. » (Siauve.)
d « RATN BRIVATIOM FRONTV. TARBEL///No;3
lEVRV »
(De la Massardière.) (V. pi. xv le fac-similé de cette copie.)
« RATNOB... RIATIOM
FROM V . . . TARBELL ... NO
lEVRV
« Ratino BrivaUo milili fromentario (pour frumentario) legionis quinque, Tarbellino Jeuru.
« A Ratinus Brivatius, soldat frumentaire de la 5® légion, Tarbellien ou natif du pays des Tarbelliens, monument élevé par Jeuru. »
(de Crazannes. — Lecture empruntée à Bottin.)
/ « Ce texte doit se lire :
« Pro'pugnaculum pontili'um Frontu Tarbelsonios fecit,
(( Pontilhim étant le génitif pluriel de l'adjectif poiitilis; Frontu (pour FrotitB) Tarbelsonios (à la voix de taureau) aurait dès lors fait construire un ouvrage défensif en avant d'un pont supposé près de la, sur le Clain. »
(PiGTET.)
de la ration { frumenlum) qui leur était accordée ; il n'en existait jias dans l'armée, et il faut bien se garder de les confondre avec les agents administratifs, dispensatores a frumento, qui étaient chargés de l'approvisionnement des légions.
« RATN BRIVATIOM
FRONTV TAREE ISONIOS
lEVRV ))
(Ledain. Epigraph. roni.)
Pour M. Pictet, le terme leuru n'avait pas d'autre signification quefecit. A l'appui de cette hypothèse ce savant citait une inscription gallo-romaine qui venait d'être découverte dans la Creuse, près de Marsac.
Elle était ainsi conçue :
SACER PEROCO lEVRV D^^ORI CO V . S . L . M . (1)
Et il la lisait :
« Sacer Peroco (gaulois romanisé) fecit porlicum, v[otum) s[olml) l{ibens) m{erito) (2) ».
L'abbé Auber (3) et de Longuemar (4) ont plus tard traduit de même ce mot gaulois ; mais M. Mowat ne l'a pas compris ainsi. Pour ce savant on ne peut attribuer â leura que le sens de consecravit. Cette hypothèse est d'ailleurs émise avec d'autant plus de force que ce mot se trouve gravé à la pointe sur une patère votive en bronze trouvée â Couchey , près de Dijon (5), où il ne peut exprimer évidemment que l'idée d'une consécration.
(1) Lull. des Ant. de Fr , 18G5, p. 115. — Congrès arch. de Guéret- 1865, p. 478. — Revue archéol, 1866, p. 214.
(2) Revue archéol , 1866, pp. 136 et 214; 1867, p. 397.
(3) Mélanges de poésie, d'histoire, d'archéologie et de littérature. Poitiers, in-8°, t. III, p, 241.
(4) Bull, des Ant- de l'O., t. vu, p. 303. Antérieurement à cette date, de Longuemar avait parlé du meniiir du Vieux-Poilier.s dans un roman historique (?) dont les gravures n'ont aucinie valeur. Dans cet ouvrage, qui a pour titre : Chroniques et légendes populaires du Poitou, des Gaulois à l'an 1000, se trouve un grossier dessin du menhir et la copie suivante du texte celtique :
RATN • D • BRIVATIo • M • FRONTV ■ TARBELLINo lEVRV.
Le dessin a été reproduit par M. de Gliergé dans la 2" édition de son Guide du voyageur à Poitiers. Le monument est ijualirié de « menhir grossier, couvert d'une inscrij^lion latine tracée parla main du peuple vainqueur [les Romains], et léguée
aux sphinx de l'avenir. » On n'est pas plus emphatique et peut-être plus
inexact!
(5) Journal l'Univers, n°du 14 juin 1853. — Mowat, Notice épigr. etc., p. 110.
Voici du reste le texte gaulois qui se lit sur cette patère :
DOIROS SEGOMARI lEVRV. ALISANV.
M. Mowat l'interprète :
« Doiros, fils (ou affranchi) de Segomaros a consacré ? {cet objet) à Alisanus. »
Une autre inscription, découverte à Alise-Sainte-Reine, contient aussi le même mot (1) :
MARTIALIS DANNOTl^i lEVRV. VCVETE . SOSN CELICNON . ETIC GOBEDRI . DVGIIoNIsIo •VCVETIN .
IN ////// ALISIIA
On en connaît enfin deux autres exemples. Le premier est celui d'une inscription votive aujourd'hui perdue. Elle existait au moyen âge, près de Ne vers (2).