SACERDOTI. ROMAE . ET . AVGVST
TRES . PROA INCIATi . GALLIAE
DE . PVBLICO
Et si la copie de Veyrel était exacte, cette restitution pourrait parfaitement convenir; mais il ne parait pas que la transcription de ce texte ait été faite avec tout le soin voulu par l'antiquaire cliarentais.
Il se pourrait, ainsi que de la Sauvagère l'a indiqué — en se basant sur nous ne savons trop quelle autorité, — que le fragment comportât une ligne de plus, et (ju'il fallût par suite le lire:
sacerdoti
ROMAE ET AVGVST/
ad confluentem
ires PROVINCIAL
GALLIAE DE PVBLICO
Quoi qu'il en soit, il est à peine besoin d'ajouter qu'il ne saurait pas plus être question d'une inscriplion se rap])0i'tant à l'aqueduc du Douliet — connues le voulait de la Sauvagère, — que d'un monument votif placé sur les bords de la Charente ou
(1) 11 s'agil de l'inscriiHion précédeiile.
à l'intérieur de quelque capilolo imaginaire, comme le proposa plus tard Bourignon. Il s'agit tout simplement d'une dédicace qui parait avoir été placée sur le piédestal de quelque monument IDublic, construit, aux frais des trois provinces de la Gaule Chevelue, en l'honneur d'un prêtre d'Auguste, qui pourrait avoir été de nationalité santone.
Cette particularité ne serait pas d'ailleurs sans exemple, et s'il est vrai que les monuments publics de même nature se trouvaient surtout a Lyon, il n'en est pas moins exact qu'a partir de l'année 238 les trois provinces do la Gaule durent se réunir plus d'une fois pour en faire construire sur d'autres points.
C'est ainsi que le musée de Saint-Lô possède une inscription célèbre provenant du piédestal de la statue que les délégués à la grande assemblée des Gaules firent ériger, dans sa ville natale, au prêtre viducasse T. Sennius Solemnis.
« Les trois provinces de la Gaule, est-il dit dans cette inscription, lui ont élevé un monument dans son pays, ce qui n'avait pas encore eu lieu, et le Sénat de la libre cité des Viducasses en a donné l'emplacement. Ce monument a été érigé le 18 des calendes de janvier, Plus et Proculus étant consuls [15 janvier 238] (1) ».
Bibliographie: Veyrel , p. 11. — De la Sauvagère, pp. 43 et 125. — Bourignon, p. 57. — Chaudruc de Crazannes, p. 36. — Chaudruc de Crazannes, Nolice sur les antiquités de la ville de Saintes, découvertes en 1815 et 4816, Paris, 1817, in-12, p. 10; et Annales encyclopédiques, t. 1 , 2^ partie, fév. 1817. — Aug. Bernard, Le temple d'Auguste et la nationalité gauloise, p. 76. — Audiat, p. 28.