‹ Épigraphie santone & aunisienneChapitre 13 sur 96 · XXXI · texte numérisé non relu

XXXI

Veyrel la donne ainsi. Mais Bourignon pense qu'il y a un s de trop à nsFUNcn, et que vipodvaus est pour

VmODVALIS.

AtLX dieux Mânes de Solemnis Virodualis, mûrt à Vâge de 31 ans.

Dus MantbtM SOLEMNIS VIR00UALI3 DEFUNGTI ANNO {teiatU] XXXI.

L'interprétation de la suivante n'est pas non phis bien facile.

DM-

F...OR...FV'

LIINRECAMPAN

VSMARITVS-

La deuxième et la troisième ligne sont mutilées. L^auteur des Reeherehei topographèquu Ut :

YuMœ, ORanûE ou ORovia? ou ORbadœ, FU/Mi UberUe Cinerarium.

On peut lire un peu ce que l'on veut; mais emerarium à cette place est inipossible. Ce doit être un mot mal lu.

Atix dieux Mcmei, é Fulme Ordme, affranr chie de Fulvvus, Campanus son mari a élevé ce cinéraire.

Je me permettrai de rectifier Tinterprétation de la smvante, empruntée aussi par Bourignon à yeyrel, page 6fi, et re|)rodi&te par Cbaiidnic àê Crazaniies, page 151 :

• IVLIAEPRIM , VIA- F-

Bourignon torture ce VIA; il y voitVIxi^; puis suppose. Ui|ba$nçi^ 4'^ 0^ plusieurs 2^ et traduit A par Annoi; F par PiTta. Lisons :

Dns lAanibus JULLE PBMœ FulVlA FeeU.

Via jpourrait encore, comme, le veut Chaudruc, être le commencement du nom.

4«^. cUeua^ Mânes, à Julia Prima Eulvia a éleué (ce monument) . •

Ti^sprivpns, encçrQ çejle de Niger, d'après^ Çhaudxuc 4^ hmmv4 ^^nait cJû SÔi^rfeio^' qui l'^yai^prisé

DMîjriGROVENOPIS-

esÎbiovesvis

Le premier li^:

NI6R0 VENÇPIS fm Sm Wlâ QUE.

Le second lit :

Le ovE est pour qve. F ne peut signifier Fedi; ce mot serait à la fin. II veut dire filius ou fiUa, Quant au qve, j'y verrais aiQUE qui n*est guère lapidaire, mais qui est plus régulier.

AiLX dieux Mânes; à Nigro Venopis son fils (ou sa fille) a fait élever (ce monument) pour elle (ou lui) même et les siens.

Dtw Uanibus, NIGRO VENOPIS FiUa SIBI atQUE SDIS

(fecit).

xxn

Les inscriptions tumulaires romaines que nous possédons encore sont des plus simples; et sous le rapport moral il y aura peu de chose à noter. Le mort est soldat, questeur, époux, tout uniment. Celui qui lui dédie ce monument ne songe point à se l'élever à soi-même. Le fis n'emporte pas les regrets éternels de tous ceux qui l'ont connu, et de ses parents que son trépas débarrasse d'un mauvais sujet. On ne fait pas un mérite au soldat d'avoir ponctuellement monté sa garde. La veuve désolée n'attire pas, par le luxe de son chagrin, quelque consolateur qui partagera ses regrets, et l'aidera à pleurer le cher défunt. Un fragment porte :

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