LM
Les sîgles qui terminent peuvent s'interpréter sans trop
de peine : volmies iMPenm Feceruni yoium solventes idbenter
jfxrito. Le D. M. avec jovi ne peut signifier inis uanibus.
C'est évidemment l'invocation deo maxiho jovi, A Jupi-
Ur, Dku trêi grarid. J'oserais donc traduire :
Au plus grand des Dieux, à Jupiter , Cintugenus , prêtre d' Auguste ^ et Catius^ nccom^plissant
un vœu, ont à leurs frais élevé ce monument librement et avec reconnaissance.
Si Sacerdos est ici un nom commun , FiseaUs de Tinacription suivante est bien un nom propre. On y trouve même le nom de Saintes, Sant, en abrégé.
DM- MEMORIAEFISCALIS ET • MEMORIAE • VRBICE •
PUBLIQVIESANT- SP-
Bourignon corrige, page 63, Veyrel, qui a mis pubu- QviE, pour PUBLIGLE, et explique s. p. par sua peeunia ou de suo. Sànt est pour SÀNToni», à Saintes. Et il traduit :
A la mémoire de Fiscalis et à la mémoire d'Urbica Publida, ce monument a été élevé à Saintes aux frais de.,.
Si l'inscription est complète, il est impossible que Ton ait oublié le nom principal. Ne faudrait-il pas peut-être voir dans publiqvie une altération pour publiée f Sant serait alors pour Santones, et s. p. signifierait sepukrum posuerunt. On aurait :
Aux dieux Mânes; à la mémoire de Fiscalis et à la mémoire d'Urbiea, les Santons, aux frais de l'Etat, ont élevé ce sépulcre.
Ici on ne sait pas bien non plus qai a élevé ce monument.
MINERVAE-
SECVNDVS-
FLORVS-
SECVNDIV
MAGIRRA-
En suppléant un f après segunbi on a :
MINERViE Caius SECUNDUS FLORUS SECUNDI FiLius VoviT LiBENS Merito. MAGIRRA ifecit).
A Minerve Caius Secundus Florus, fils de SecundtLS, a fait librement et avec justice un V(BU que Magirra a accompli,
Chaudruc suppose l'interpolation de magirra. Car il serait trop commode de faire des vœux pour que d'autres les accomplissent.
Citons^ pour varier un peu, un nom de potier romain. A Texposition de céramique locale organisée à Saintes, en 1868, à l'occasion de l'inauguration de la statue de Bernard Palissy, sous le patronage de la Société des arts, sciences et belles-lettres de Saintes, M. P. Jônain, membre correspondant, avait envoyé une brique trouvée, en 1867, à la pointe de Suzac, sur la Gironde, en la conmiune de Saint-Georges-de-Didonne , et dont il avait
précédemment commmiiqué à la Société Tinscription et la description. Cette brique porte au centre d'un petit rond une croix grecque; au tour du rond courent ces lettres de deux millimètres de profondeur :
Rien n'indique quel est de ces deux mots le nom initial, cvBvs lŒRVLA OU biou M£RVLA GVBvs. C'est saos douto un nom de potier. Chaque coup de pioche donné en cet endroit^ chaque orage frappant la falaise, met à nu quelque débris romains, colonnes ou briques, restes de murs ou moellons noyés dans le mortier. Peut*-être à côté du bfttimeat, villa ou temple, y avait-il une poterie qui en fournissait les matériaux.
La même exposition, dont M. d'Armailhac a présenté à la Société le compte-rendu avec autant de talent qu'il avait mis de zèle et d'intelligence à organiser Fexposition elle-même, nous montrait une petite écuelle de terre rouge, dite d'Arezzo, appartenant à M. Geoffroy, de Saintes, et portant au fond le mot
qui signifie : de la fabrique de Juuus. Cest une des rares marques de potier que nous ayons. Elle est déjà signalée au Musée de Nantes.
— aa —
A l'angle du Bastion, près de la porte du cimetière de la Charité, dit Bourignon, page 34, on remarque quelque lettres d'une inscription fruste :
NVS