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<GREvis8B : c petit poisson rouge qui marche à reculons. » Nodier répondit : « L'écrevisse n'est pas un poisson, mais un crustacé; elle n'est rouge que lorsquelle est cuite, et marche à reculons absolument comme le cheval; à cela près la déûnition est exacte. »
On pourrait dire quelque chose de semblable de la description de M. Massiou. Ses « deux cordons qui reproduisaient vraisemblablement quelques , maximes de l'Ecriture, » sont formés des noms de saints qui se lisent en grande partie. Les « églises communales » peuvent marcher de pair avec le fusil dont Abraham menaça Isaac, et la guillotine, où un historien fait monter Ravaillac: Il n!y a qu'une ligne sur chaque phylactère. Evidemment, l'écrivain n'a pas voulu voir. Il fait asseoir, gravement, ces personnages qui sont debout. Quelle bizarre idée de métamorphorer saint Georges en paladin, le tribun saint Maurice en chevalier de la Table Ronde, saint Christophe en jurât, sainte Catherine en magistrat i
SâTex-YOïu poorqaoi Jérémie A tank pleuré pendant sa tie 7
demandait Voltaire.
» C'est q!i*en prophète U préroyait I Qa*nn jour de lui Massiou ferait Un conseiller municipal.
Rien ne manque à l'assemblée ; les chevaliers sont là, en arrêt, pour la protéger ; et pairs, jurats, échevins peuvent délibérer gravement. Il est fâcheux que le narrateur eût écrit son livre avant 48. Un peu plus, les rouleaux qu'ils agitent dans leurs mains, seraient devenus des bulletins de vote pour le suffrage universel.
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L'âge précis du portail ainsi fixé, reste celui de l'église. Des inscriptions vont nous aider. Bâti par
Guy et Louis de Rochechouart, Saint-Pierre avait été miné par les protestants. « En Tan mil cinq cens soixantehuit, écrit François Tabourin dans son journal manuscrit, folio 268-270, laditte ville fut surprinze par ceux de
la religion prétendue réformée et feust la cause de la
mort et massacre de prostrés et d'aultres gens catholicques comme habitans de laditte ville et soldats qui estoient en garnison dans l'église de sainct Pierre, qui furent tous tués et massacrés dont les ungts furent gettés dans des puis, et les aultres daguez et gettés dans la rivière. A ceste surprinze, l'église sainct Pierre de Saintes
feut mize par terre Ils vouloient bien mettre le
clochier par terre dès l'année mil cinq cens soixante-huit et de fait avoient commanssé à saperdu coslé de l'évesché,
mais quelques habitants, les plus grands huguenots
s'en allèrent trouver messieurs les princes Dandelot et l'amiral et leur remontrèrent le dommage que ledit clochier feroit s'il éstoit miz par terre... que c'estoit une
des plus belles marques de France de fasson que la
meschante entreprinze feust cessée et le clochier demeura entier, sauf les cloches. >
D n'était resté debout que quelques chapelles latérales, non sans mutilations partielles. Les matériaux provenant des démolitions avaient été vendus sur place au plus offrant. On s'occupa donc de faire sortir le monument de ses ruines ; ce fut l'œuvre de l'évèque, « Messire Nicolas Le Cornu de la Courbe de Brée, fils d'Âmbroise, seigneur de la Courbe de Brée, chevalier des ordres du roi, et de Magdeleine de la Jaille. » A l'arc triomphal, près de la voûte, se lit la date de cette reconstruction : iS9S. ( Le XVP janvier mil cinq cent quatre-vingt-deux, écrit encore le chanoine Tabourin, l'on a commencé à bastir l'églize de sainct Pierre qui avoit esté toute ruinée par ceux de la religion prétendue réformée en l'an mil cinq cent soixante-huict , et le XXVI* dudit mois l'on assit la première pierre sur le pilier qui est du costé de la vis torte. » Nicolas le Cornu n'eut pas la consolation
de terminer soîi œuvre. Nommé en 1576 à la place de Tristan de Bizet démissionnaire , il avait pris possession le 8 juin 1578. Le 25 novembre 1615, il avait célébré, en grande pompe, à Bordeaux, dans l'église de Saint^André, le mariage d'Anne d'Autriche et de Louis XIII. Saintes lui dut la fondation du couvent des frères mineurs Récollets, un monastère des filles de Notre-Dame-du- Mont-Garmel, et l'établissement du Collège qui fut confié aux Jésuites. Il mourut en 1617, le 10 juillet, et fut inhumé dans le chœur de sa nouvelle cathédrale.
L'achèvement de ces premiers travaux, qui n'avaient pas duré moins de 36 ans, est marqué par le millésime : 1618, qui se trouve à la clef de voûte de la deuxième travée du collatéral droit. Us comprirent la grande nef et les deux ailes jusqu'au chœur. Restait l'abside. On y songea treize ans plus tard. Jacques Raoul, seigneur de la Guibourgère, président à la Chambre des comptes de Bretagne, conseiller au parlement de Rennes, sénéchal de Nantes, sacré évèque de Saintes, le 11 janvier 1631, avait succédé à son oncle, Michel Raoul, démissionnaire en sa faveur. Il s'occupa de l'achèvement de sa cathédrale; mais la réédification de Sainte-Colombe, entreprise par son prédécesseur, dut être achevée auparavant. Il avait tout préparé pour une reprise des travaux, lorsqu'en 1646 il fut transféré au siège de Maillezais, et de là à La Rochelle, dont il fut le premier évèque. C'est Louis de Bassompierre, nommé en 1648, sacré l'année suivante, qui se mit immédiatement à cette importante affaire. Des contrats furent passés l'an 1649, entre lui, le chapitre et les architectes André Boyer et Louis Lemaitre. Il eut l'honneur d'achever son entreprise. Le monogramme du Christ et ce millésime
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gravés à la voûte du déambulatorium à gauche , marquent ainsi la construction du chœur et des ailes de
rhémicycle, telle que cette partie existe encore aujourd'hui. La quittance du paiement final est de décembre 1662; elle prouve que les travaux ne finirent guère avant cette époque.
Au-dessus de la fenêtre nord du transept, on lit encore : i V6i, et au-dessus de l'orgue :