ESTRE PARAITRE
TElfPIiRANGE EN lEVNESSE
donn;: iote sn vieillesse
hievx vavlt avoi^ sagesse qve posseder richesse
Ne croirait-on pas entendre la sagesse ^es nations, quelques-uns des quatrains de 1^. de Pibrac oii les doctes sentences du conseiller Mathieu ? ^
Beaucoup de lettres sont rongées; il est impossible d'avoir le sens de quelques-unes de ces pensées. Pourtant dans celle qui a vérité et adversfté on peut voir : Profeise la yÈBsrA 9ans fram^t f adversité; et dans celle qui porte Atre et paraîtri:^ ceci : Mieux vaut être qu» PARAITRE. Nous Taissous le reste à la sagacité du lecteur.
Peutrètre trouveront-ils aussi le setis de cette phrase :
ME LVMEN vos VMBRA
qu'on lit à Pérignac au-dessous d'un vieux cadran. Fautil sous-entendre «e^utitir^ ^ ^^^ ^***' ^' ^^ ^'
Ces sortes d'inscriptions fourmillent au xvi' siècle. Voyez le château si remarquable de Dampierre-sur- Boutonne. On en a tant mis qu'on a oublié d'y graver le nom du propriétaire ou du constructeur. Ce devait être, à cette époque (1535), Claude de Clermont, baron de Dampierre-sur-Boutonne, gouverneur d'Ardres, colonel des Grisons, gentilhomme de la chambre du roi, etc.; mort en 1545, ne laissant de sa femme, Jeanne de Vivonne, décédée en 1583. dame d'honneur de la reine Louise de Lorraine, et fille d'André de Vivonne, baron de la Chasteigneraye et de Louise de Daillon du Lude, qu'une fille, Claude-Catherine de Clermont, mariée l"* à Jean d'Annebaut, baron de Retz ; 2"" à Albert de Gondi, duc de Retz, pair et maréchal de France. Claude de Clermont avait pour trisaïeul Aymar de Clermont, seigneur d'Hauterive en Dauphiné, qui épousa, au xrv* siècle, Jeanne Maingot, dame de Surgères 6t de Dampierre, veuve de Jean l'Archevêque, fille de Guillaume Maingot, seigneur de Surgères et de Thomase d'Albret. Or, on ne trouve au château ni les armes des Clermont-Dampîerre, de gueules à deux clefs d'argent en sautoir', lès anneaux en bas et une couronne fleuronnée d*or en la place du chef, ni leur devise : etiamsi omnes ego non. En revanche, les symboles et les hiéroglyphes, les vers et la prose, le français et le latin y abondent. C'est un véritable dévergondage d'énigmes, de sentences, d'adages et de proverbes. H semblerait que l'auteur ait voulu rivaliser avec les -Pmblêmès d'Alciat, ou mettre, en 1535, sur la pierre les Devises Mroîques que Claude Paradîn, chanoine de Beaujeu, devait imprimer en 1557. La galerie, fort remarquable, a sa voûte divisée en une foule de caissons dont chacun montre une image, ordinairement accompagnée d'écriture.
!• Deux arbres croissent dans la même terre; l'un est sec, l'autre vert :
SOR NON OMNIBVS iEQVE
C'est la même pensée qui est gravée à Lormon, près de Saintes, avec une légère variante :
CVR LEX NON OMNIBVS iEQVA
2^ Si la loi ou le sort n'est pas le même pour tous^ en revanche on sait que l'or ouvre les portes fermées ; une tour, sous une pluie d'or nous l'apprend avec ces mots :
AVRO CIAVSA PATENT
S*" On ne Ht que la fin de la ligne qui suit :
.... ETIAM RESPONSA FERVNTVR
Une fleur, appuyée sur une épée qui la déchire, n'aide pas à comprendre. Faut-il voir Mvn etiam... Mêmes Us f^jets inanimés parlent ?
NVG SaO VERE
A^ Mainienani je sais vraiment; c'est ce qu'indiquent une porte de prison renversée, des verroux. Le mot est de saint Pierre, Actes des Apôtres ^ XII, 2, délivré de sa prison par un ange : nung sao vere quia Hisrr dominus ange- LUM suuh; Je vois certainement que c'est Dieu qui m'a envoyé un ange.
C'est encore de saint Pierre qu'il s'agit dans le 5"" caisson. Saint Matthieu raconte, ch. XIV, que Jésus ordonne à Pierre de venir à lui. Mais le vent est violent; il craint, et se sentant enfoncer dans les ondes, il crie : < Seigneur, sauvez-moi I » Et Jésus le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi eraignais-tu f »
HODIGE FmEI QVARE DVBTTASn
6« Au navire agité sur les flots succède un dé sur une table : Au hasard.
VT CVMQVE
La deuxième section présente en premier lieu une fleur penchée qu'un nuage dérobe au soleil : Retnens, dit-elle, et je renaîtrai.
REVERTEBE ET REVERTAA
2® Une poire suspendue à un arbre avec ces mots : Travail dignement récompensé.
MERGES DIGNÂ LABORE
3* Un serpent qui se mord la queue :
NOSCE TE IPSVM
Connais-toi toi-même (combien tu es méchant).
4" Saint Matthieu, ch. V, rapporte ces paroles de Jésus à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde. Une ville bâtie sur une montagne ne peut pas ne pas être vue ; et Ton n'allume pas un flambeau pour le poser sous un boisseau, mais bien pour le placer sur un candélabre, afin qu'il éclaire tous les habitants de la maison. Qu'ainsi, ajoute-t-il, brille votre lumière aux yeux des hommes, afin qu'ils voient vos œuvres et glorifient votre père qui est dans les cieux. SIC LUGEÂT LUX VESTRA coram hominibus ut videant opéra vestra bona et glorificent patrem vestrum qui in cœUs est. Seulement ici, au lieu du candélabre, nous avons un boisseau. Un flambeau allumé s'y montre à l'ouverture ; mais la lumière n'en peut dépasser les bords.
SIC LVCEAT LVX VESTRA
Ce sujet semble prendre la contre-partie du texte sacré : Que votre lumière brille, mais modestement, autour de vous.
5"" Après le latin l'espagnol. Une main armée d'une pique, puis ces mots signalés ailleurs sur une gourde.