NON SON TALES MIS AMORES
Ce ne sont pas là mes amours, non pour no a vieilli. 6"* Dans une cage est un animal difficile à reconnaître ;
il peut sortir : car la cage est penchée ; la moitié de la légende a disparu :
UBERTAS VERÂ
?• Le mot est plus profond qu'il n'en a l'air. Car voyez : à quoi sert de sortir de son asile? Voici une chandelle qui a voulu s'échapper de la lanterne qui la gardait allumée ; elle tombe et s'éteint : Ainri pirU Fineonstani.
SIC psRrr mcoNSTANS
8^ Saint Paul, dans son Epitre aux Romains, IX, 21, demande si un potier ne peut pas, d'une même argile, tirer un vase destiné à de nobles emplois et un autre aux plus vils usages : Annon habet poiestaêem figuius luti et eadem moêsa fueere
ALIVD VAS m HONOREM ALTVl) VAS IN CONTVMELIAM
Deux vases, l'un d!un riche travail, l'autre informe, figurent le texte sacré.
9<* DVM SPmO SPERABO
Cest un serpent dont la tête est séparée du tronc qui, en s'agitant, a l'air de dire : Tant que je vis, j'espère. Mais, hélas !
À la troisième section nous avons : 1<» Une meule de remouleur sur son affût : Est-^ee que l'iiéve est aw-^dessus iu jncMret
DISCIPVLVS POUOR MAGISTRO
* 2^ La prudence est figurée par la tête d'une des Gorgones, Méduse, dont les cheveux sont des serpents : Cett la prudence qui garde tout. Devise de Marguerite de f'^rance, duchesse de Berry, avec une branche d'olivier qu'entoure un serpent.
GVSTOS RERVM PRVDENTIA
9^ PtHx eu^ta, sf écriait saint Augustin. Heureux ifneMuurt
dit notre troisième figure : une main que sur Tautel coasume le feu du sacrifice.
FELIX INFORTVNZVH
4"* Une tige d'arbre ; ni feuilles, ni fruits. Certes, an
pouvait attendre mieux.
HEUYS 8PK. . . UCBBAT
5» Enfin, un peu de français. Peux pèlerins, avec béquilles^ chapelets, se saluent, en se quittant, par ces mots :
XROPT. TAAT COGKETV TROPT TOST hAJSm
B'» On connaît le verset 31, ch. XXIII, de saint Luc, où Jésus, après avoir dit : « Filles de Sion, pleurez sur vous, non sur moi : car le temps est proche, » s*écrie : « S'ils épargnent si peu le bois vert, que sera-^ee du bois seef » c'est-àdire des justes, les coupables étant représentés par le bois mort, comme dans notre 6' caisson : un arbre vigoureux entre deux troncs morts. Quia si in viridi ligno hœc faeiunt^ in arido quid fiet 7
SI m vnoDi IN ARmo Qvm
?• Après la prose, les vers. Virgile, Enéide^ m, 395, prête à Hélénus ces trois m'ots :
fatâ viâm invenusnt
Les destins sauront bien trouver leur voie, parole que traduit ici un labyrinthe. « Par la Denise du Labyrinthe que porte le Signeur de Boisdauphin , à présent Arceuesque d'Ambrun, dit, page 94, Claude Paradin en ses Devises héroïques^ se pourroit (possible) entendre, que pour rencontrer la voye et chemin de vie éternelle, lagraoe de Dieu nous adresse : nous mettant entre les mains le filet de ses saints commandements. A ce que le tenans et suivans tousiours, nous venions à nous tirer hors des dangereus foruoyemens des formidables destroits mon-
deins. » On sait combien, au moyen-âge, était fréquente, dans les églises la représentation du labyrinthe. 8* A moi le delî — La sculpture est indéchiffrable.
mm GOELVM
9^ Voici la devise de Catherine de Médicis avec son croissant, qu^on prend si souvent pour Temblême de Diane de Poitiers : Tant que ce croissant ne sera pas disqtu, Paradin dit que c'est celle de Henri IL
nONEC TOTVM DfPLEAT ORBEM
La quatrième série montre : i"" Une montagne que les flots soulevés menacent d'engloutir. Mais des anges soufflent sur la tempête, l'apaisent, et récompensent ainsi la constance dans les périls.
m PERIGVLIS GONSTANTIÂ
Au second caisson, dessin efTacé, et ces quelques lettres :
ME IV RV
3"" Une main sortant d'un nuage tient un rameau d'olivier. Gela veut dire que le sage sait adoucir sa douleur.
pRVDEMn Lmn^m dolor
4® L'amitié est représentée par un serpent qui se mord la queue :
ÂBacrnA
5* Le $• caisson ne contient rien que d'indéchiffrable. Mais au 6% une étoile avec le verset 5, ch. I, de saint Jean : Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise.
LVX m TENEBRIS LVCET
?• La Sibylle dit à Enée dans Virgile, HI, 95 :
Ta ne cède malU; sed contra audentior ito.
Ne te laùsepas abattre par l'adversité. [C'est ce qu'un arbre* chargé de fruits semble crier à un voyageur qui chemine péniblement à travers un désert. « loin de là; marehe avec plus de courage, »