MONSTRA TE BSSE MATREM
Le chœur de l'église de Lônzac a un beau tableau au bas duquel on lit :
P VINCENT PmXIT SANTONIBVS 1778.
Ce peintre a garni de ses œuvres les églises de la Saintonge. Fontcouverte a une toile de lui ; et Y Adoration dn Mages, à Saint-Pierre de Saintes, est due à son pinceau. Qui connaît cet artiste local? Gomme on néglige ses gloires I
Une des cloches de Lonzac porte ce gui suit ; l'autre a été fondue en 1863 et bénite au mois de juillet par M. Tabbé Hude, supérieur du séminaire de Pons :
t Srr NOUEN DOMINI HENEDIGTVM f AU VSVM ECGLESUS SàNCTAE MARIAE DE LONZAC FAGTA SVB ANTONIO BOT HVIVS LOa HEGTORE ANNO DOIONI 1746. F IRAN DVPVT
Que le nom du Seigneur soit bénit Pour servir à tigHêe de sainte Marie de Lonzac j'ai été faite, étant curé dHd Antoine Bog, tan du Seigneur éliô. Fecit ou Fabriqueur Jean Dupûy.
Une maison du bourg a sur son portail :
fix UnrEÈOB
PIERBX RAVABD
Phrase tout à fait énigmatique. On doit supposer que le mot : Ex inferis est la fin d'une phrase. La pierre aura été coupée.
L'église de Lonzac a une particularité qui mérite d'être signalée; c'est^ outre les divers attributs mythologiques. Hercule terrassant le lion de Némée ; Hercule étouffant les serpents de Junon dans son berceau, etc. ; la sal8H mandre de François I^. Elle est sculptée avec son brasier ai^-dessus de la porte d'entrée , là ou ordinairement se met la croix. C'est peut-être joli... et courtisan; c'est peu chrétien. La salamandre est mieux à sa place sur la vieille maison de la rue de la Madeleine, à Cognac. On prétend, je ne sais trop sur quels fondements, que cette maison était la demeure de la nourrice de François I^, Andrée Lignaige. Les inscriptions qui s'y trouvent n'en disent rien. Elles sont banales, puisque Paul de Rabaine put les reproduire sur son castel d'Ussoa :
CrrO NE GRSDA5 NB MÂLDIGàS INIiaGVM EVITA
Ce sont là des conseils qui peuvent être aussi bien donnés à la nourrice qu'au nourrisson. Du reste, cette maison n'existait pas quand Andrée Lignaige donnait son lait au ^Is de Louise de Savoie. Elle n'a pu être construite que de 1515, date de Tavénement au trône duroyal Gognaçais, à 1547, époque de sa mort. Avant, on ne pouvait y graver la salamandre ; après, c'eût été une flatterie posthume. Nul doute que si Andrée Lignaige se fût construit une habitation, après avoir vu sur le trône son naurrigeon, elle n'eût rappelé autrement que par une ligne vulgaire ou un emblème aussi bien à un autre qu'à elle , la gloire d'avoir allaité un roi de France. Il me semble plus naturel de voir là la maison de quelque officier du roi, de quelque gentilhomme à son service, qui décorait sa porte de la devise royale, comme Jacques Galiot de Genouillac en ornait l'entrée de l'église de Lonzac.
La salamandre est au milieu des flammes, appuyée sur sa queue passée en cordelière. Au bas, sont ces deux mots:
NVTRISGO
ET EXTIM60
La salamandre, animal fabuleux, trouvait, croyait-on, un aliment dans le feu qu'elle éteignait. Est-ce une allusion aux amours de François P', comme on l'a voulu? Non : car elle lui avait été donnée dans son enfance par son gouverneur, Artus Gouffler, sire de Boissy, qui mourut le 2,3 mai 1519 ; et elle est expliquée par une médaille italienne de 50 millimètres de diamètre, portant le buste de François P' et frappée dans sa jeunesse, au x«"« an dk