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CAUSES DÉTERMINANTES GÉNÉRALES

FONCTIONS GÉNITALES. TROUBLES DE LA NUTRITION. MALADIES INFECTIEUSES. INTOXICATIONS.

Le mal comitial s'observe dans tous les pays ; mais les statistiques sont insuffisantes pour juger de sa fréquence relative. Le rôle des influences climatériques et saisonnières nous est tout à fait inconnu.

Parmi les états physiologiques qui peuvent jouer le rôle de causes prédisposantes à l'épilep-

FONCTIONS fiÉNlTALES

sie, il faul citer en première ligne les fondions (jénitales. Chez la femme, l'influence de la puberté a été maintes fois signalée; elle est très manifeste, surtout quanti la menstruation s'établit difficilement. Ultérieurement, les fonctions menstruelles coïncident souvent, chez les femmes épileptiques, avec une recrudescence des paroxysmes ; et la maladie prend alors dans sa marche une allure de périodicité très nette (Gowers, Voisin). L'épilepsie peut apparaître aussi ou subir une aggravation à l'occasion de la dysménorrhée, d'une suspension de règles. On a souvent incriminé la ménopause; et nous avons déjà signalé à propos de l'épilepsie sénile chez la femme, l'apparition des attaques convulsives à celle époque de la vie.

Il est bien certain que ces causes ne sont efficaces que chez des sujets prédisposés, et cette remarque s'étend d'ailleurs plus ou moins à toutes les influences que nous passons en revue

L'action de la grossesse, à ce point de vue, est cxtn';mement variable. Parfois, elle provoque l'apparition des accès qui ne reparaissent plus après l'accouchement. D'autres fois, elle aggrave la maladie préexistante; mais, celte recrudescence n'est que passagère. Dans un certain nom-

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bre de cas pourtant, l'aggravation de la maladie persiste après l'accouchement. D'autre part, on a cité des faits dans lesquels l'influence de la grossesse a été favorable. C'est ainsi qu'on a pu voir les accès s'atténuer comme intensité et comme fréquence pendant la gestation, et même cet amendement persister définitivement. Dans quelques cas, malheureusement trop rares, la grossesse a paru supprimer les accès qui n'ont pas reparu ensuite.

Nous n'avons pas à revenir sur l'accouchement et le travail comme cause provocatrice des attaques, après ce que nous avons dit de la nature des convulsions dites éclamptiques. Mais nous signalerons, en passant, l'erreur qu'il y aurait à qualifier d'éclampsie toutes les convulsions qui se produisent au moment de la parturition. 11 est fréquent de voir aussi l'hystérie mise en éveil à ce moment ; et c'est ainsi qu'on peut se rendre compte de la bénignité de certains états de mal soi-disant éclamptiques, qui ne s'accompagnent même pas d'élévation de température, après de nombreuses séries de crises convulsives.

Un certain nombre d'intoxications chroniques sont capables de provoquer le mal comitial. En première ligne, il faut citer l'alcoolisme. L'ai-

ALCOOLISME ABSINTIIISME 101

coolisme chrouique agit sans doute à titre do cause débilitante, il peut jouer un grand rôle dans l'hérédité. Mais c'est un fait avéré que l'alcoolisme aigu est un agent provocateur puissant de l'attaque d'épilepsie. Il n'est pas prouvé qu'il puisse agir chez l'homme, en dehors de toute prédisposition. Quoi qu'il en soit, on observe journellement dans les asiles une recrudescence des accès chez les épileptiques, à la suite des permissions de sortie. Certains d'entre eux sont d'une susceptibilité extrême : il leur suffît d'un ou deux verres de vin pour provoquer le retour des paroxysmes ; il est rarement nécessaire qu'ils aillent jusqu'à l'ivresse complète. Maisonneuve avait déjà remarqué que l'ivrognerie pouvait réveiller une épilepsie guérie apparemment depuis des années. Le paroxysme peut se produire pendant la période d'excitation de l'ivresse ; mais il peut n'apparaître que pendant la dépression consécutive, le lendemain de l'excès môme.

\J ahsinlhisme n'agit pas autrement, selon toute vraisemblance. La preuve n'est pas faite que r;ib.sinthe soit capable de provoquer des accès d'épilepsie chez un homme indemne de foute tare nerveuse. Les convulsions que l'on a pu déterminer chez les animaux par l'intoxica-

SATURNISME

tion absinthique ne constituent pas un argument suffisant. D'ailleurs, l'influence de ce poison est bien difficile à déterminer avec précision chez l'homme ; car les buveurs d'absinthe absorbent presque toujours une certaine quantité d'alcool.

D'après MM. Cadéac et Meunier (de Lyon) la part à faire dans les funestes effets produits par cette liqueur ne serait pas égale pour toutes les essences qui entrent dans sa composition. Et ce serait en particulier l'essence d'anis qui offrirait la plus grande toxicité ; l'essence d'absinthe au contraire serait presque innocente.

Après l'alcoolisme, le saturnisme constitue un terrain favorable cà l'apparition des accidents comitiaux (Tanquerel des Planches, Leuret, Grisolle, etc.). L'intoxication parle plomb est un agent provocateur puissant d'accidents nerveux de toutes sortes. Elle détermine souvent l'épilepsie aiguO avec attaques sérielles, délire : l'état de mal en un mot, qui peut se terminer par la mort. Sans compter que le saturnisme peut engendrer une prédisposition héréditaire, par les lésions scléreuses du cerveau qu'il détermine.

Au nombre des intoxications accusées de pouvoir réveiller l'épilepsie, mentionnons encore le chloroforme, l'éthcr, la morphine, l'opium, le tabac, la cocaïne, l'ergot de seigle, etc.

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