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ASSISTANCE DES ÉPILEPTIQUES MÉDECINE LÉGALE

Le nombre des épileptiques est assez grand pour que leur situation sociale constitue un problème du plus haut intérêt. La distinction des épileptiques dangereux et des épileptiques inoffensifs n'est pas aussi facile à faire qu'on pourrait le croire. On ne peut jamais affirmer qu'un malade de cette catégorie, jusque-là calme et inoffensif,nc deviendra pas violent à un moment donné.

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Uu grand nombre de ces malades, même lorsqu'ils sont exempts de troubles mentaux, sont obligés, à cause de leurs attaques convulsives, de renoncer à leur profession. Alors mémo qu'ils seraient capables de subvenir à leurs besoins, ils tombent cependant à la charge de leur famille ou du public. Je ne pense pas qu'il y ait lieu d'hospitaliser ces malades. Ils seraient suffisamment assistés si on leur procurait seulement le moyen d'exercer leur industrie en liberté, dans un milieu prévenu de leur infirmité et intéressé à les tolérer. Beaucoup sont capables de bénéficier du patronage familial, tel qu'il est pratiqué en Belgique et en Ecosse. En tous cas, ils devraient être recueillis dans les hospices et non dans les asiles, où leur présence est formellement contraire à la loi. Dans la pratique, un grand nombre y sont admis cependant ; car, ne pouvant souvent se faire assister dans les hospices, ils préfèrent, avec la complicité de leur famille, se faire considérer comme aliénés, que de ne rececevoir aucun secours.

Quant aux rpileptiqites inoffensifs, mais qui ont de fréquentes attaques ou des attaques suivies de troubles mentaux, d'obtusion intellociiielle, ceux qui sont atteints d'idiotie ou d'im-

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hccillilé, ceux-là ont leur place dans les asiles d'aliénés. 11 peut y avoir avanlage à les réunir dans une section spéciale dans les grands asiles où les épileptifjues sont assez nombreux.

Les épilep ligues dangereux doivent être séquestrés, c'est à-dire renfermés dans des maisons de santé spéciales, sous la responsabilité de ceux qui en ont la direction. On peut dire que l'épileptique dangereux est celui qui a commis des actes nuisibles, ou bien celui qui a montré une conduite violente et n'a été empécbé que par la force de produire des effets nuisibles.

Contre le premier, la société peut se prémunir en le mettant dans des conditions telles qu'il soit dorénavant incapable de lui nuire à nouveau ; et ces mesures doivent être perpétuelles, car aucun fait objectif ne peut permettre à personne d'affirmer qu'un épiieptique est guéri.

Quant au second, s'il est séquestré par l'autorité publique ou sur la demande de son entourage, ce ne peut cire (|ue dans un but de protection contre un danger ])ossible mais non démontré ; la loi ne pouvant admettre le crime par la pensée, et ne pouvant assimiler à une tentative criminelle un acte brutal souvent sans motif et sans préméditation démontrables. Lorsque

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