‹ Epines et fleurs ou Passe-Temps poétiques [microforme]Chapitre 16 sur 47 · EN MER · texte numérisé non relu

EN MER

En mer, je ne verrai, disais-je, que l'azur

Des vagues et du ciel: quelle monotonie! Mais un visage pur,

Une joue où la rose au blanc lis est unie, Comme aux jardins d’Assur, C'est encor, doux mystère!

Une fleur de la terre.

Souvent la brise apporte un chant mélodieux.

De frais éclats de rire, et je me crois à l'ombre Des bocages joyeux.

Le flot soudain setait;l'entrepontest moinssombre:

Je rêve radieux Aux trilles des fauvettes

Egayant leurs retraites.

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Les rayons du soleil, loin des tristes tombeaux,

Sortent du gouffre amer dont ils dorent l'écume Que plus purs et plus beaux;

Les étoiles, perçant l'épais voile de brume, Sont les mêmes flambeaux Dont l'éclair illumine,

Sous l'arbre, ma chaumine.

Vous quim'accompagnez, chastes oiseaux des mer N'êtes-vous pas l'essaim des aimantes pensées De ceux qui me sont chers ?

Ce sont leurs souvenirs, fidèles fiancées, Qui vont braver les airs, Pour me suivre sur l'onde

Jusqu'au delà du monde.

Et toi, gai papillon, comme un doux messager,

Tu m'arrives de loin! Es-tu le premier signe D'un pays étranger ?

Accours-tu m'apporter sur tes ailes de cygne Des parfums d'oranger, Ou sur la fleur puisée

La goutte de rosée.

m beaux,

it L'écume

ux des mer:

pensées

messager,

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le cygne

Un mât-où le drapeau nous semble s'attacher,

Une voile qui couvre à l'ombre de son aile

Comme moi le nocher,

Ouiltout ce quim'abriteet sous mes pieds chancelle, C'est le toit, le clocher Où va ma rêverie,

C’est encor la patrie!

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