‹ Epines et fleurs ou Passe-Temps poétiques [microforme]Chapitre 17 sur 47 · LES FEUILLES MORTES · texte numérisé non relu

LES FEUILLES MORTES

Les premiers souffles de l'automne Glaçaient déjà le front des ombreuses forêts, Et les fleurons de leur couronne

Roulaient sur le gazon, si parfumés et frais!

Les feuilles encor frémissantes S'arrachaient à regret de leurs riants séjours. Comme ces âmes gémissantes,

Pleurant sur des amis qu'on laisse pour toujours.

Ah! c'était bien leur triste plainte Que les ailes du vent portaient jusqu'au ciel bleu, Quand, dans une suprême étreinte,

Elles jetaient aux bois leur éternel adieu.

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