LES FEUILLES MORTES
Les premiers souffles de l'automne Glaçaient déjà le front des ombreuses forêts, Et les fleurons de leur couronne
Roulaient sur le gazon, si parfumés et frais!
Les feuilles encor frémissantes S'arrachaient à regret de leurs riants séjours. Comme ces âmes gémissantes,
Pleurant sur des amis qu'on laisse pour toujours.
Ah! c'était bien leur triste plainte Que les ailes du vent portaient jusqu'au ciel bleu, Quand, dans une suprême étreinte,
Elles jetaient aux bois leur éternel adieu.
X'a Etin
Tou Doit n Tou
Ne sor