‹ Epines et fleurs ou Passe-Temps poétiques [microforme]Chapitre 18 sur 47 · DO · texte numérisé non relu

DO

Mais c'est que, sur l'arbre posées, Elles dormaient le soir dans de moëlleux berceaux! Au matin, les blanches rosées

Les décoraient toujours de si brillants joyaux!

Pourtant leur beauté virginale N'a pu fléchir le sort. Elles sont là gisant, Couvertes de pourpre royale,

Etincelantes d'or, sous les pieds du passant...

Hélas! comme ces belles mortes, Que d'autres sont tombés! Vierges, adolescents Aux fronts purs, joyeuses cohortes

Que conduit au tombeau la froide main du temps!

La terre s'engraisse des cendres Que tout être ainsi mêle aux divers éléments. On ne peut sur les gazons tendres

Faire un pas sans fouler de sacrés ossements.

Tout ce qui respire, 6 mystère!

Doit mourir comme l’homme et le frêle rameau: Toutes les splendeurs de la terre

Ne sont que l'ornement d'un superbe tombeau.

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