‹ Episcopo et CieChapitre 3 sur 14 · I. Edition italienne de Giovanni Ëpiseopo · texte numérisé non relu

I. Edition italienne de Giovanni Ëpiseopo

Tl PRÉFACE DU TRA.DUCTEUR

suivre une perfection supérieure. Aussi, à l'heure actuelk, n'attribue-t-il guère à ces écrits déjà anciens qu'une valeur de « documents littéraires ». Mais nous sommes convaincus que les lecteurs, plus équilables que l'auteur, trouveront à ces nou- \ elles beaucoup de charme propre, et qu'en outre il ne sera pas sans intérêt pour eux d'y suivre, comme pas à pas, le développement graduel d'un talent si original et si sympathique.

M. René Doumic a dit de M. d'Annunzio « qu'il possède des facultés qui ne sont pas incompatibles, mais qu'on n'a pas coutume de trouver réunies ». Or, si ces facultés, comme cela est naturel, existaient déjà en germe dans les ébauches de jeunesse, c'est pourtant dans un ordre successif et en quelque sorte par voie d'adjonction qu'elles sont arrivées à leur épanouissement complet. Le lond commun qui a pour ainsi dire servi de base à tout le reste, c'est l'amour passionné d'une belle forme, pure, harmonieuse, expressive, pleine d'images et de mouvement. Mais la îbrme n'est qu'un moyen de rendre les choses, extérieures ou intérieures. Ce sont d'abord les choses extérieures que M. d'Annimzio paraît s'être appliqué à rendre, avec une extraordinaire vivacité de coloris et de relief. Puis ce sont les choses intérieures, les spectacles et les drames plus mystérieux de la vie psychologique, qui ^'ont séduit à leur tour. Et celte série de métamorphoses a été pour lui, non pas une suite de désertions, mais une suite de conquêtes; les qualités nouvelles se sont ajoutée* aux qualités acquises;

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