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LlilS FAUX DÉMÉTRIÙS. 309
a Sigismond ^ » En effet , après là première ivresse de la victoire, les conjurés ne pouvaient dissinriuler leur effroi en pensant au courroux du roi de Pologne, allié du tsar assassiné^ et vengeur naturel de ses sujets massacrés à Moscou.
Cette terreur, qui n'était que trop fondée , hâta et favorisa Télection de Basile Chouiski. Le huitième jour après la mort de Démétrius, il prit les rênes du gouvernement, acclamé, dans un semblant d'élection, par quelques boyards, des bourgeois de Moscou, des artisans, des strelitz, tous gens qui venaient de se signaler dans le massacre des Polonais^. Il ne fut pas question de consulter les provinces sur le choix d'un tsar, et quelques-unes apprirent à la fois la mort d'un souverain et l'élévation de son successeur. Chouiski n'était pas aimé de la noblesse russe, parmi laquelle plus d'un compétiteur aurait pu lui disputer la couronne, si le choix de la nation eût été libre. On prétend même qu'un certain nombre de boyards rêvaient alors un gouvernement aristocratique comme celui de la République de Pologne ^. Mais la populace de Moscou, oubliant la bassesse de Chouiski sous Boris